L’hormonothérapie constitue une étape incontournable dans la prise en charge du cancer du sein RE positif, l’œstrogène est l’hormone principale impliquée dans le développement et la récidive du cancer du sein hormonosensible]
Zemmour, B. Larbaoui, EHS Emir Abd El Kader, Oran.
Date de soumission : 27 Août 2019.
Abstract: In breast cancer, hormone therapy is the first targeted treatment aimed at reducing local or metastatic relapse risk of ER positive cancers [1]. 70 to 75% of these cancers express estrogen receptor (ER) and/or progesterone receptor (PR) [2,3], adjuvant treatment is well codified, adjuvant hormonal therapy extended beyond 5 years is a subject of controversy, the major therapeutic advances are seen in metastatic setting with the associations of aromatase inhibitors and targeted therapies.
Key words: ER, PR, Tamoxifen, Aromatase inhibitors, Targeted therapies.
Résumé : Dans le cancer du sein, l’hormonothérapie est le premier traitement ciblé qui vise à réduire le risque de rechute locale ou métastatique des cancers hormonodépendants [1]. 70 à 75% de ces cancers expriment les récepteurs hormonaux à l’œstrogène (ER) et/ou à la progestérone (PR) [2,3] ; le traitement adjuvant est bien codifié, l’hormonothérapie adjuvante étendue au-delà de 5 ans est un sujet de controverse, les grandes avancées thérapeutiques se voient en situation métastatique avec les associations des inhibiteurs de l’aromatase avec les thérapies ciblées.
Mots clés : ER, PR, Tamoxifène, inhibiteurs de l’aromatase, thérapies ciblées.
Introduction
L’hormonothérapie constitue une étape incontournable dans la prise en charge du cancer du sein RE positif, l’œstrogène est l’hormone principale impliquée dans le développement et la récidive du cancer du sein hormonosensible, Beatson avait déjà décrit en 1896 la régression d’un carcinome du sein après une ovariectomie [3]. Depuis, les avancées de l’hormonothérapie sont spectaculaires.
Le seuil de positivité des récepteurs hormonaux est un sujet de controverse en raison de la variabilité de l’expression seulement la plupart des experts s’accordent sur un seuil de 10% (1% aux US) [4] puisque la réponse à l’hormonothérapie dépend étroitement du degré de positivité des deux récepteurs (RE et RP).
Chez la femme pré-ménopausée
Le cancer du sein se voit de plus en plus chez la femme jeune non ménopausée, le tamoxifène est un modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes, synthétisé en 1962 comme inducteur de l’ovulation. On découvre par la suite qu’il inhibe la croissance des cellules tumorales par action compétitive sur les récepteurs hormonaux. En 1975, c’est le premier anti estrogène commercialisé [5].
L’avantage du tamoxifène en adjuvant est démontré dans la méta-analyse Early Breast Cancer Trialists Collaborative Group (EBCTCG) qui regroupe 33.000 femmes. Il réduit la mortalité par cancer du sein à 15 ans de 30% quel que soit l’âge, le statut ganglionnaire et la chimiothérapie associée [5].
Dans l’état actuel des connaissances, en situation adjuvante, le tamoxifène utilisé pendant 5 ans réduit le risque de rechute de 39% chez la femme pré-ménopausée et la femme ménopausée.
Les analogues de la LH-RH
Ils agissent en incitant l’hypophyse à sécréter la FSH jusqu’à épuisement de la glande et chute du taux de FSH, LH et Œstradiol circulant.
Les essais TEXT and SOFT ont évalué l’apport de la suppression ovarienne associée à l’hormonothérapie adjuvante chez la femme pré-ménopausée.
L’étude TEXT a inclus 2.672 patientes randomisées à recevoir tamoxifène ou exemestane associées chacune à la suppression de la fonction ovarienne, l’étude SOFT a recruté 3.066 patientes pour le même design de l’étude TEXT avec en plus un bras tamoxifène seul.
L’ensemble des traitements ont été reçus pendant 05 ans et un suivi médian de 8-9 ans est observé.
Dans l’analyse combinée, les résultats sont en faveur de l’association de la suppression ovarienne avec l’hormonothérapie avec un HR=0,77 (IC 95% 0,67-0,90) p<0,001 [6].
Chez la femme ménopausée :
La ménopause est définie comme suit :
- Annexectomie bilatérale préalable
- Age ≥ 60 ans
- Age < 60 ans et aménorrhée d’au moins 12 mois en l’absence de chimiothérapie, de tamoxifène ou suppression ovarienne et FSH, œstradiol aux normes de ménopause.
Si patiente sous Torémifène et âge < 60 ans : FSH, œstradiol aux normes de ménopause [7].
NB : l’aménorrhée chimio-induite n’est pas une ménopause.
Les inhibiteurs de l’aromatase (IA) de la troisième génération ont été utilisés dans le traitement du cancer du sein depuis les années 1990.
Les IA inhibent la transformation des androgènes provenant de la surrénale en œstrogènes dans les tissus périphériques et les cellules tumorales. Ce qui entraîne chez la femme ménopausée une chute du taux d’œstrogène circulant [4].
Il existe deux types d’ IA : les non stéroïdiens réversibles (Anastrozole et Letrozole) et les IA stéroïdiens non-réversibles (Exemestane).
Les trois molécules sont considérées comme équivalentes pour l’efficacité et la toxicité.
Elles sont devenues un standard de traitement dans l’hormonothérapie adjuvante de la femme ménopausée.
| Étude | Type | Effectif | Schéma | Résultats DFS |
| BIG 1-98[8] | P III | 8.028 04 Bras | 5 ans T/ 5 ans L/ 2 ans Tam-3 ans L 2 ans L-3 ans T | Avec Letrozole HR = 0,91 IC 95% 0.81-1.01 |
| ATAC[9] | P III | 9.366 | 5ans T vs 5 ans A | HR= 0.85 IC 95% 0.76-0.94 p=0.003 |
| IES[10] | P III | 2-3 ans T suivies de 2-3 ans Evs 5 ans T | HR =0.93 IC95% 0.80-1.07 | |
| TEAM[11] | P III | 9.775 | 2-3 ans T suivies de 2-3 ans Evs 5 ans E | HR =0.97IC 95% 0.88-1.08 p=0.604 |
T = tamoxifène ; L = Letrozole ; A = Anastrozole ; E = Exemestane ; HR = hazard ratio ; IC = intervalle de confiance.
Toutes ces études ont comparé le Tamoxifène à une anti-aromatase et ont conclu que chez la femme ménopausée l’indication actuelle est d’inclure une anti aromatase en up-front ou en switch.
D’autres études ont comparé les inhibiteurs de l’aromatase entre elles dont :
Tableau : Études ayant comparé les inhibiteurs de l’aromatase entre elles
| Etude | Phase | Effectif | Schéma | Résultats |
| MA 27 [12] | III | 7.576 | Anastrozole (1 mg/j) vs Exemestane (25 mg/j) | HR 1.02, 95% CI (0.87, 1,18); p=0.85 |
| FACE [13] | III | 4.136 | Anastrozole (1 mg/j) vs Letrozole (2,5 mg/j) | DFS à 5 ans 82,9%(A) vs 84,9% (L) HR 0,93, 95% CI (0.80, 1,07); p=0.31 |
La prolongation de l’hormonothérapie adjuvante au-delà de 5 ans
Les résultats ont montré que chez des patientes non sélectionnées, 10 ans de tamoxifène ne sont pas plus bénéfiques que les 05 ans standard, ATLAS aTTom ont montré que 10 ans de tamoxifène sont supérieurs à 5 ans de tamoxifène chez des patients qui présentent une maladie de mauvais pronostic (âge jeune, infiltration ganglionnaire, haut grade) ; mais il faut savoir que 10 ans de tamoxifène est corrélé avec un taux plus important de cancers de l’endomètre et de maladie thrombo-embolique.
Aussi, la prolongation par inhibiteurs de l’aromatase n’est licite que chez les patientes qui ont reçu du tamoxifène en adjuvant.
Tableau : La poursuite du Tamoxifène après 5 ans de Tamoxifène :
| Etude | Phase | Effectif | Schéma | Résultats |
| ATLAS [14] | III | 12.894 | 5 ans vs 10 ans de Tam | Analyse poolée : réduction du risque de décès de 9% RR 0.91, 95% CI (0.84, 0.97); p=0.008 |
| ATTom [14] | III | 6.953 | 5 ans vs 10 ans de Tam | |
| NSABP B14 [15] | III | 1.172 | 10 ans de Tam vs 5 ans Placebo | DFS 78% vs 82% p= 0,03 en faveur de 5 ans Tam |
| Scottish [16] | III | 342 | Tam adj vs Tam après rechute | Pas de bénéfice du Tam au-delà de 05 ans. |
| ECOG 4181 [17] | III | 193 | 5 ans Tam vs Tam jusqu’à progression | HR = 0,68 p = 0,13 |
Tableau : La poursuite par IA après 5 ans de Tamoxifène :
| Étude | Phase | Effectif | Schéma | SSM |
| MA17 [18] | III | 5170 | 3 ans L vs Nihil | HR = 0,57 |
| NSABP B33 [19] | III | 1598 | 5 ans E | HR = 0,68 |
| ABCSG-6a [20] | III | 856 | 3 ans A | HR = 0,62 |
L : Letrozole ; E : Exemestane ; A : Anastrozole ; SSM : Survie sans Maladie ; HR : Hazard ratio ; Nihil : rien
MA-17, NSABP B33 et ABCsg 6a ont démontré que la poursuite de l’hormonothérapie par inhibiteur de l’aromatase après 5 ans de Tamoxifène améliore la survie sans maladie.
Tableau : La poursuite 5 ans IA après 5 ans d’Hormonothérapie adjuvante :
| Étude | Phase | Effectif | Schéma | SSM | |
| DATA [21] | III | 1.912 | 2-3 ans T : 6 ans Avs 3 ans A | HR 0,79(0,62-1,02) p=0,07 | |
| IDEAL [22] | III | 1.824 | 5 ans T/IA :5 ans L vs 2,5 ans L | HR 0 ,96(0,76-1,20) p=0,70 | |
| NSABP B42 [23] | III | 3.923 | 5 ans T/IA : | HR 0,85(0,73-0,99) p=0,048 | |
T : Tamoxifène ; A : Anastrozole ; IA : Inhibiteur de l’aromatase ; L : Letrozole ; vs : versus ; HR Hazard ratio
Les trois études : DATA, IDEAL, NSABP B42 n’ont pas atteint leur objectif principal.
Les analyses par sous-groupes suggèrent qu’une population à risque élevé de rechute bénéficie de cette stratégie prolongée, la décision doit donc tenir compte des toxicités des inhibiteurs de l’aromatase notamment la majoration de l’ostéoporose et des évènements vasculaires artériels.
Les effets secondaires
Les effets indésirables de ces traitements peuvent être handicapants et affecter sérieusement la qualité de vie de ces patientes.
Tableau : Toxicités des traitements
| Symptôme | Tamoxifène | Inhibiteurs de l’aromatase |
| Baisse de la libido | + | ++ |
| Bouffées de chaleur | + | + |
| Cancer de l’utérus | + | – |
| hypercholestérolémie | – | ± |
| Modifications pondérales | + | + |
| Ostéopénie/ostéoporose | En pré-ménopause | + |
| Pertes vaginales | + | – |
| Sécheresse vaginale | Surtout en pré-ménopause | + |
| Thrombo-embolie | + | (-) |
| Troubles cognitifs | + | + |
| Troubles du sommeil | + | + |
Le Fulvestrant
Le Fulvestrant est un anti-œstrogène qui se distingue du tamoxifène car il s’agit d’un anti-œstrogène « pur», il induit une dégradation des récepteurs aux œstrogènes [24].
L’étude « Confirm » a permis de définir les doses du fulvestrant à 500 mg J1-J14-J28 puis tous les 28 jours, l’essai de phase II « FIRST» a montré une supériorité du Fulvestrant par rapport à l’Anastrozole avec une PFS de 23,1 mois vs 13,1 mois (p=0,01) [25] ; et l’essai de phase III « FALCON » qui a recruté 462 patientes est venu confirmer cette supériorité du Fulvestrant avec une PFS de 16,6 mois vs 13,8 mois pour l’Anastrozole (HR : 0,797 IC 95 % 0,63-0,99 p= 0,0486) [26]. Depuis, le Fulvestrant a regagné la première ligne d’hormonothérapie dans le cancer du sein RH positif, Her 2 négatif.
Les associations de l’hormonothérapie
Figure : les principales voies de signalisation impliquées et les principaux produits impliqués dans la résistance à l’hormonothérapie du cancer du sein RH positif-Her 2 négatif en phase métastatique [24].
Les inhibiteurs de cycline CDK4/6
Le complexe CDK 4/6-cycline D conduit à la phosphorylation et l’inactivation de la protéine Rb puis la progression du cycle cellulaire de la phase G1 à la phase S [27].
Ces trois dernières années ont été marquées par la confirmation de trois inhibiteurs CDK4/6 Palbociclib, Ribociclib et Abémaciclib dans le traitement du cancer du sein métastatique RH positif et Her 2 négatif.
Tableau : Comparaison des différents inhibiteurs de cycline (les 03 CDK)
| PALBOCICLIB | RIBOCICLIB | ABEMACICLIB | |
| Dosage | 125 mg/j | 600 mg/j | 200 mg 2x/j |
| Schéma | 03 sem. (01 sem. de repos) | 03 sem. (01 sem. de repos) | Administration continue |
| Pharmacocinétique | Tmax 4,2-5,5 h T1/2 25,9- 26,7 h | Tmax 4 h T1/2 24-36 h | Tmax 4-6 h T1/2 17-38 h (Passe la barrière hémato-méningée) |
| Pénétration du SNC | Non | Non | Oui |
| Toxicités limitantes | Neutropénie, thrombopénie | Neutropénie, thrombopénie | Fatigue |
| Autres toxicités | Nausées, anorexie, diarrhée, fatigue, anémie | Nausées, mucite Créat, allongement QT | Diarrhée, neutropénie |
Tmax : Temps où la concentration maximale est atteinte, T1/2 : temps de demi-vie.
La neutropénie des inhibiteurs de CDK 4/6 se distingue par une réversibilité rapide, qui reflète un effet cytostatique sur les précurseurs neutrophiles au niveau médullaire. Ainsi, le palbociclib et le ribociclib sont administrés de façon intermittente afin de permettre une récupération hématologique. De façon intéressante, l’abémaciclib présente une toxicité digestive plus importante, à type de diarrhée, et qui nécessite une chimioprophylaxie par lopéramide tandis que la neutropénie est moins évidente, ce qui permet une administration continue.
Dans le cancer du sein localement avancé et /ou métastatique RH positif, Her 2 négatif
- L’association palbociclib/létrozole est approuvée aux USA depuis février 2016
- L’association palbociclib/Fulvestrant est indiquée depuis février 2017
- Le Palbociclib est actuellement enregistré en Algérie.
- Depuis mars 2017 la FDA approuve l’association Ribociclib/anti-aromatase
- Et depuis septembre 2017 abemaciclib est approuvé aux USA pour les patientes qui présentent un cancer du sein localement avancé ou métastatique RH positif, Her2 négatif ayant reçu une hormonothérapie antérieure [28,29,30].
Les inhibiteurs mTOR
Grace à la compréhension des mécanismes de l’hormono-résistance et l’identification des voies et des cibles impliquées, la voie mTOR est ciblée.
| Étude Phase Effectifs Schéma SSP BOLERO 2 [31] III 724 RH+Her2- Après IA Exemestane (25 mg/j) +/- Everolimus (10 mg/j) 6,9 mois vs 2,8 mois HR 0,43 (IC 95% 0.35-0,54) p<0,0001 TAM-RAD [32] II 111 Tamoxifène (20 mg/j) +/- Everolimus (10 mg/j) 8,6 mois vs 4,5 mois P=0,0026 BRE-43 [32] II 31 Fulvestrant + Everolimus 7,4 mois (IC 95%1,9-12,1) |
Les résultats intéressants de l’étude Boléro-2 ont permis l’AMM de l’association Exemextane/Everolimus après progression aux inhibiteurs de l’aromatase, en prenant en considération les toxicités de l’everolimus (mucite, pneumopathie et désordres métaboliques).
Les inhibiteurs PI3K
Les aberrations de la voie PI3K/AKT/mTOR sont courantes dans le cancer du sein, car environ 40% des patientes atteintes un cancer du sein RH positifs et Her 2 négatif présentent une mutation PI3KCA, ceci active la voie PI3K et mène à une résistance à l’hormonothérapie, Alpelisib est un inhibiteur α sélectif de la PI3K oral, l’isoforme α est la forme mutée dans le cancer du sein.
| Étude Phase Effectif Schéma SSP SOLAR-1 [33] III 572 Dont 341 PI3KCA mutées Fulvestrant + Alpelisib (300 mg/j) vs Fulvestrant + Placebo Chez la population PI3KCA mutée 11,1 mois vs 3,7 mois HR 0,48 IC 95% (0,32-0,71)p=0,00065 SANDPIPER [34] III 516 PI3KCA Mutées R2:1 Fulvestrant + Taselisib vs Fulvestrant + Placebo 7,4 mois vs 5,4 mois HR 0 ,70 (IC 95% 0.56-0.89) p=0,0037 Belle -3 [35] III 432 R 2 :1 Fulvestrant + Buparlisib vs Fulvestrant + Placebo 3.9 mois vs 1.8 mois HR 0.67 (IC 95% (0.53-0.84) p = 0.0003 |
La relation entre les voies CDK 4/6 et PI3K-mTOR
Il existe un « crosstalk » entre ces différentes voies certaines études ont trouvé que leur inhibition combinée permet débloquer la croissance tumorale.
En effet, Vora et al., ont découvert que les inhibiteurs CDK4/6 étaient capables de sensibiliser les lignées cellulaires mutées PI3KCA aux inhibiteurs PI3K, par la suite Herrera-Abreu et ses collègues ont montré que la combinaison des inhibiteurs CDK4/6 et de PI3k induisent l’apoptose des cellules tumorales, d’autres auteurs ont aussi trouvé que la combinaison d’inhibiteurs CDK4/6 et PI3K avec l’hormonothérapie était d’autant plus efficace[35], Ces résultats ont été obtenus in vitro, et une confirmation par des études cliniques est indispensable.
Conclusion
Selon les recommandations de l’ASCO, ABC et NCCN 2019 l’hormonothérapie est le standard de traitement de première ligne pour le cancer du sein RE positif métastatique hormis la crise viscérale[36].
Associés ou non aux analogues LHRH, le tamoxifène et les inhibiteurs de l’aromatase sont les acteurs principaux de l’hormonothérapie, le fulvestrant est un anti-œstrogène « pur » qui induit une dégradation du récepteur à l’œstrogène, il est bien toléré et offre une alternative thérapeutique aussi intéressante.
Une bonne connaissance des mécanismes d’action et des effets secondaires de tous ces produits permet d’assurer une prévention efficace des toxicités et une meilleure adhérence et observance du traitement tout en offrant à la patiente une bonne qualité de vie et une survie prolongée.
Les nouvelles voies de recherche vont vers les associations multiples pour tenter de bloquer plusieurs voies de signalisation pour optimiser les résultats et prolonger encore la survie.
Prendre en considération le choix de la patiente, et son éducation pour la prévention des effets secondaires, sont les garanties d’une bonne observance du traitement.
Liens d’intérêts : Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
Références
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(Figure 5) : RM par LGD+ Prothèse Selimed 410 cc chez une patienteRM par LGD+ Prothèse Selimed 430 cc chez une patiente 36 ans après 38 mois de sa mastectomie.Lambeau extérorisé 29 ans après 15 mois de sa mastectomie.Lambeauextérorisé par la cicatrice de la mastectomie (2 cicatrices)par le sillon sous mammaire (3 cicatrices : trident); Photos du service de sénologie chirurgie B CPMC





