Overview of allergic pathologies in ten questions

F. Atoui ; R. Yakoubi ; H.H. Cherkaski ; R. Benali Service de Pneumophtisiologie du CHU Dorban, Annaba.

Abstract :

Allergy, since relatively recent word imagined in 1906 by Clemens Von Pirquet, derives from the Greek words «Allos» and «Ergos» which mean «another way to react.» Yet, allergy history dates back to ancient times with multiple anecdotes that of King Richard III and Pharaoh Menes. The interest of the medical world for allergy continually grow over the years; and for good reason, the more a country becomes industrialized, a people emancipated, most allergies appear to be gaining ground ; particularly since this pathology, because of the adverse effects on the balance and social lives of patients can lead to an alteration of the quality of life of the latter. We try to go around the topic by answering ten key issues of allergic diseases, without, however, all aspects of allergy have not been elucidated.

Key words : allergen, rhinitis, eczema, immunotherapy

Résumé :

L’allergie, mot relativement récent imaginé en 1906 par Clemens Von Pirquet, dérive des mots grecs «Allos » et « Ergos » qui signifient « autre façon de réagir ». Et pourtant, l’histoire de l’allergie remonterait aux anciens temps avec de multiples anecdotes dont celle du roi Richard II et du pharaon Menes. L’intérêt du monde médical pour l’allergie ne cesse de croitre  au fil des ans ; et  pour cause, plus un pays s’industrialise, plus un peuple s’émancipe, plus les allergies semblent gagner du terrain ; d’autant que cette pathologie, de part les conséquences néfastes sur l’équilibre et la vie sociale des patients peut aboutir à une altération de la qualité de vie de ces derniers. Nous tenterons de faire le tour du sujet en répondant à dix questions clés en matière de pathologies allergiques, sans que toutefois tous les aspects de l’allergie n’aient encore été élucidés.

mots clés : allergène, rhinite, eczéma, immunothérapie

Introduction :

L’allergie, mot relativement récent puisque imaginé en 1906 par Clemens Von Pirquet, dérive des mots grecs «Allos » et « Ergos » qui signifient « autre façon de réagir ».

Et pourtant, l’histoire de l’allergie remonterait aux anciens temps avec de multiples anecdotes dont celle du roi Richard II et du pharaon Ménès.

L’intérêt du monde médical pour l’allergie ne cesse de croitre au fil des ans; et pour cause, plus un pays s’industrialise, plus un peuple s’émancipe, plus les allergies semblent gagner du terrain ; d’autant que cette pathologie, de par les conséquences néfastes sur l’équilibre et la vie sociale des patients peut aboutir à une altération de la qualité de vie de ces derniers.

Nous tenterons de faire le tour du sujet en répondant à dix questions clés en matière de pathologies allergiques, sans que toutefois tous les aspects de l’allergie n’aient encore été élucidés.

1. L’allergie, c’est quoi ?

L’allergie est une réaction anormale, inadaptée et excessive du système immunitaire face à une substance généralement étrangère, habituellement bien tolérée par l’organisme, qui, pour une raison inexpliquée est considérée à tort par notre système immunitaire comme ennemie.

2. Quel est le poids de l’allergie ?

Les maladies allergiques sont une des causes les plus fréquentes de maladies chroniques dans le monde et prédominent dans les pays développés. L’étude ISAAC, en particulier, confirme cette observation pour l’asthme, la rhinite, la conjonctivite allergique et l’eczéma atopique.

Selon l’OMS, la prévalence de cette affection est en hausse constante dans le monde.

Selon les statistiques de la Société algérienne d’immunologie clinique, d’allergologie et d’asthmologie, la rhinite allergique touche quelque trois millions d’Algériens.

3. Pourquoi fait-on de l’allergie ?

Pour qu’une allergie se manifeste, il faut être génétiquement prédisposé, sensibilisé, puis ensuite rencontrer l’allergène déclenchant.

Deux conditions sont donc essentielles : l’organisme doit être sensible à une substance (allergène) et cette substance doit se trouver dans l’environnement de la personne.

L’allergie implique une réaction, en deux étapes, entre l’organisme et l’allergène :

–  1er contact :

Phase de reconnaissance de l’allergène par l’organisme.

–  2ème contact :

Phase de réaction contre cet allergène : c’est la réaction allergique.

Elle correspond, selon la classification de Gell et Coombs, à l’ Hypersensibilité de type 1 dépendant de la reconnaissance par les IgE. Aussi appellée hypersensibilité immédiate, elle regroupe l’ensemble des phénomènes d’anaphylaxie décrite par Richet et Portier (1902) et des maladies dites «atopiques» (Coca et Cooke 1923)

4.  Quels sont les facteurs incriminés dans la survenue des allergies ?

On en sait encore peu sur l’origine des allergies. Les experts s’entendent à dire que les allergies sont causées par une variété de facteurs.

Par conséquent, bien qu’il existe une prédisposition génétique, d’autres facteurs sont impliqués, parmi lesquels : la fumée du tabac, la modernisation du mode de vie et l’environnement.

Aussi, les allergènes les plus fréquemment incriminés dans la survenue des allergies sont :

  • Des allergènes aériens : pollen, déjections des acariens et squames et salives d’animaux domestiques,…
  • Des allergènes alimentaires : arachides, lait de vache, œufs, blé, soja, noix, sésame, poissons, crustacés, …
  • D’autres allergènes : médicaments,  latex,  venin d’insectes (abeilles, guêpes, bourdons, frelons). D’autres d’hypothèses sont envisagées :

– L’hypothèse hygiéniste :

Le fait que les enfants contractent moins d’infections virales en bas âge contribuerait aux allergies.

– Le délaissement de l’allaitement : relation inverse entre consommation de lait maternel et risque d’allergies.

  • La faible consommation de fruits et légumes et l’excès d’oméga 6 rendraient les individus plus sensibles aux allergies.
  • Pourquoi la prévalence des allergies est-elle en continuelle augmentation ? Il n’est pas possible d’attribuer l’augmentation de la fréquence des maladies allergiques à des causes exclusives ; c’est de la conjonction de plusieurs facteurs que nait l’allergie, à savoir :
  • Les facteurs génétiques : risque allergique de 30% si un des parents est allergique et de 60 à 70 % si les deux parents le sont.
  • L’environnement (pollution atmosphérique, qualité de l’air intérieur, modification des modes de vie, pollution domestique)
  • L’exposition professionnelle (boulangerie, peinture, coiffure, professionnels de santé, ….)
  • Les comportements à risque (tabagisme, cuisinières et cheminées à gaz, parfum d’ambiance, encens, ….) Autant de facteurs qui contribuent à la pérennisation voire à la recrudescence de la pathologie allergique avec potentialisation d’un effet sur l’autre.

5. Pourquoi la prévalence des allergies est-elle en continuelle augmentation ?

Il n’est pas possible d’attribuer l’augmentation de la fréquence des maladies allergiques à des causes exclusives ; c’est de la conjonction de plusieurs facteurs que nait l’allergie, à savoir :

  • Les facteurs génétiques : risque allergique de 30% si un des parents est allergique et de 60 à 70 % si les deux parents le sont.
  • L’environnement (pollution atmosphérique, qualité de l’air intérieur, modification des modes de vie, pollution domestique)
  • L’exposition professionnelle (boulangerie, peinture, coiffure, professionnels de santé, ….)
  • Les comportements à risque (tabagisme, cuisinières et cheminées à gaz, parfum d’ambiance, encens, ….) Autant de facteurs qui contribuent à la pérennisation voire à la recrudescence de la pathologie allergique avec potentialisation d’un effet sur l’autre.

6. Comment se manifeste l’allergie ?

La présentation clinique d’un phénomène allergique n’est pas toujours typique.

Les expressions cliniques de l’allergie sont aussi multiples et variées que les organes concernés sont divers et nombreux et les allergènes ubiquitaires et abondants. Les principales expressions allergiques sont :

Les allergies alimentaires :

Plaques cutanées, démangeaisons, enflure des yeux, de la langue et du visage apparaissant dans les 30 minutes suivant la consommation de l’aliment. Les principaux aliments incriminés étant : le blanc d’œuf, l’arachide, le lait de vache, les légumineuses, le poisson, les aliments du « groupe noix », les aliments du «groupe latex », les céréales et les ombellifères.

L’urticaire :

Éruption passagère de papules rosées ou blanchâtres, avec démangeaisons et sensation de brûlure.

L’eczéma atopique :

Plaques rouges avec croûtes de peaux sèches et squames, démangeaisons, siégeant avec prédilection au niveau du visage et du cou; mais aussi au niveau des pieds et mains (dyshidrose) et plis des coudes et genoux.

Bien que disparaissant le plus souvent dans les premières années de vie, environ 30% des patients présenteront encore des signes à l’âge adulte, ce qui a un impact psychologique indéniable.

L’asthme allergique :

Respiration sifflante, oppression thoracique, toux sèche de survenue épisodique.

La rhinite allergique :

À évoquer devant l’acronyme « PAREO » pour : Prurit (nez qui démange), Anosmie, Rhinorrhée, Eternuements, Obstruction nasale.

A noter que 20 % des rhinites allergiques souffraient d’asthme et que 80% des asthmatiques souffraient de rhinite allergique.

Une conjonctivite allergique :

S’accompagne souvent d’une rhinite et de paupières gonflées ; la démangeaison et le larmoiement dominent, les sécrétions sont peu abondantes.

Le choc anaphylactique est :

La manifestation la plus grave de l’allergie, le plus souvent secondaire à l’ingestion d’un aliment ou à la piqûre d’un insecte. Il débute souvent par une sensation de malaise, avec démangeaisons suivies d’urticaire, d’une gêne respiratoire, parfois d’une perte de connaissance associée à une chute de tension. C’est une extrême urgence médicale nécessitant une prise en charge immédiate en unité de soins intensifs.

7. Comment fait-on le diagnostic d’allergie ?

L’hypothèse allergique doit être évoquée devant des situations cliniques parfois complexes. La confirmation du lien de causalité entre les symptômes et le ou les allergènes soupçonnés est la règle.

L’association des symptômes et des marqueurs biologiques (tests cutanés, IgE) permet le plus souvent d’affirmer le diagnostic d’une allergie. La présence d’IgE détectées par tests cutanés ou dans le sang n’a aucune signification si elle n’est pas accompagnée de signes cliniques d’allergie.

Le diagnostic est donc tributaire de :

  • Un interrogatoire minutieux, à la recherche d’antécédents personnels ou familiaux d’allergie, des circonstances de survenue de l’allergie, des symptômes rapportés, des différents allergènes auxquels le patient aurait pu être exposé au cours des derniers jours, du délai entre l’exposition au dit allergène et l’apparition des symptômes.
  • Des tests cutanés d’allergie : Prick-test, tests intra-dermiques , Patch test .
  • Un prélèvement sanguin dosant les anticorps (IgE) totaux ou spécifiques à un allergène donné.

8. Quel est le traitement de l’allergie ?

La première étape du traitement contre les allergies consiste à identifier l’allergène et à l’éviter autant que faire se peut, obligatoirement en cas d’allergie alimentaire pouvant entrainer un choc anaphylactique.

Certains médicaments peuvent néanmoins atténuer les symptômes d’allergies et ainsi améliorer la qualité de vie. Les médicaments utilisés dépendent de la fréquence des symptômes et de leur intensité :

  • Les antihistaminiques
  • Les décongestionnants nasaux, actifs uniquement sur l’obstruction nasale, ne doivent être utilisés qu’en cure courte (maximum 5 à 7 jours de suite)..
  • Les anti-leucotriènes utilisés pour traiter les patients asthmatiques ayant une rhinite allergique associée.
  • Les corticoïdes nasaux actifs sur tous les symptômes de la rhinite allergique et en particulier sur l’obstruction nasale.
  • Les dermocorticoïdes pour l’eczéma atopique
  • Les corticostéroïdes per os, réservés aux allergies plus graves.
  • La douche nasale avec solution saline qui soulage de la congestion naso-sinusienne.
  • L’auto-injecteur d’épinéphrine : pour les allergies alimentaires afin de prévenir les chocs anaphylactiques.

9.Comment peut-on prévenir ou limiter l’exposition allergénique ?

Le meilleur traitement est la prévention. Certaines mesures permettraient de limiter l’exposition allergénique et de prévenir la survenue des crises allergiques : Pour les allergies aux acariens : Utiliser une housse anti-acariens au niveau du matelas, des oreillers et de la couette, éviter de poser le matelas à même le sol, laver régulièrement la literie, traiter régulièrement la moquette ou tapis par un acaricide avant de passer l’aspirateur. Eviter les tissus muraux, les doubles rideaux, les descentes de lit en peau d’animal, et réduire dans une chambre d’enfant le nombre de peluches.

Pour l’allergie aux moisissures :

Aérer régulièrement les pièces et maintenir une humidité faible dans les pièces propices au développement des moisissures (salle de bain) diminue leur développement.

Pour l’eczéma atopique :

L’hydratation cutanée pluriquotidienne avec utilisation de produits d’hygiène adaptés non détergents et sans savon ; le port de vêtements en coton, l’habillement léger pour limiter la transpiration.

Dans tous les cas,

les purificateurs d’air avec filtre réduisent la densité des allergènes dans l’air et la fumée de tabac est à bannir.

Depuis qu’il a été établi que les allergènes pouvaient traverser le placenta et atteindre le fœtus, les chercheurs insistent sur l’importance d’intervenir avant que le système immunitaire ne devienne mature et que l’exposition aux allergènes (aliments, pollen, herbe à puce, etc.) ne provoque d’allergies.

En effet, certaines mesures pourraient aider à prévenir les allergies chez les enfants à risque (dont un parent ou les 2 souffrent d’allergies) ; parmi ces règles, nous citerons :

L’allaitement maternel exclusif :

Pratiqué durant les 3 à 6 premiers mois de vie, il réduirait le risque d’allergies durant la petite enfance; sans certitude sur l’effet préventif à long terme.

La diète hypoallergène

(lait de vache, œufs et noix), sous suivi médical, pendant l’allaitement pourrait contribuer à la réduction du risque d’allergie.

L’utilisation de médicaments pro-biotiques

(micro-organismes vivants, ajoutés comme compléments à certains produits alimentaires) favoriserait une saine maturation du système immunitaire de l’enfant, en défaveur des réactions allergiques.

Lorsque pris par la femme enceinte, puis par le nouveau-né, ils préviendraient l’apparition des allergies chez l’enfant, significativement, pendant les 2 premières années de vie de l’enfant et pourraient contribuer à prévenir l’eczéma atopique chez les enfants à risque.

– L’anthroposophie (moins d’antibiotiques, moins de vaccination et une plus grande consommation de légumes « lacto-fermentés », réduirait la prévalence des allergies chez les enfants qui vivaient selon ces principes.

10. Quelle est la place de la désensibilisation ?

La désensibilisation ou immunothérapie spécifique (I.T.S.) selon le consensus de l’O.M.S, est indiquée dans l’hypersensibilité IgE dépendante (conjonctivite, rhinite, asthme, …).

Introduite dés 1911 par Noon et Freeman pour le traitement des pollinoses, elle consiste à administrer des doses croissantes d’allergène auquel le sujet est sensibilisé ; l’objectif étant d’induire une tolérance à l’allergène incriminé.

L’I.T.S représente avec les mesures d’éviction allergénique le seul traitement étiologique des maladies allergiques.

L’I.T.S. est efficace lorsqu’elle est administrée de façon optimale : mono sensibilisation, utilisation d’allergène standardisé, mise en route aussi précocement que possible mais seulement à partir de cinq ans chez l’enfant. Les dernières études font état d’une efficacité de l’I.T.S. par voie sublinguale comparable à celle de la voie sous cutanée, en particulier dans les rhinites et/ou conjonctivites polliniques ou allergiques aux acariens. Une désensibilisation efficace doit être prolongée au moins 3 ans.

Bibliographie :

  1. Vervloet D, Magnan A. Traité d’allergologie. Paris : Médecine-Sciences Flammarion ; 2003.
  2. De Blay F, Lieutier-Colas F, Lefevre-Balley- dier A. Allergies et Environnement intérieur. Editions Margaux Orange 2003, 134 pages.
  3. Bessot JC, Pauli G. L’asthme professionnel. Editions Margaux Orange 1999, 571 pages.
  4. Demoly P, Bousquet J. Epidemiology of drug allergy. Current Opinion Allergy Clin immunol. 2001 ;1 :305-310.
  5. Bousquet J. Allergy as a global problem ; think globally act globally. Allergy 2000 ;57 :661-662.
  6. Rajan T.V, « The Gell–Coombs classification of hypersensitivity reactions: a re-interpretation » Trends in Immunology 2003;24(7):376-9.
  7. Report of the Nomenclature Review Commit- ter of the World Allergy Organization. J Allergy Clin immunol. 2004 ;113 :832-36.
  8. Birnbaum J, Vervloet D. Indications de la désensibilisation en fonction des données épi- démiologiques récentes. Rev Fr Allergol et Im- munol Clin 2004;44:270-275.
  9. Etude CHILD (Canadian Healthy Infant Lon- gitudinal Development), conduite sur 2.500 en- fants canadiens, visant à identifier les facteurs environnementaux et génétiques favorisant l’allergies.
  10. Haute Autorité de santé (HAS). Indication du dosage des IGE spécifiques dans le diagnos- tic et le suivi des malades allergiques. Site in- ternet : HAS. Saint-Denis La Plaine (France) ; 2005
  11. Société française de dermatologie. L’urti- caire. Site internet : dermato-info. Paris ; 2015 [consulté le 7 octobre 2015].
  12. Étude ISAAC : http://www.invs.sante.fr/ beh/1999/9913/index.html

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Diabetes mellitus in the elderly

K. Ouerdane , M. Semrouni , Z. Arbouche Service d’endocrinodiabétologie CHU Béni Messous, Alger.

Abstract :

The diabetes mellitus is a metabolic chronic disease by which the frequency increases with the age. It affects approximately 10 % of the people of more than 65 years, under the main shape of a diabetes mellitus type 2. The EDWPOP: European diabetes working party for older people, is a workgroup created in 2000 which meets once a year under the aegis of the ALFEDIAM and the SFGG (French society of geriatrics and Geronto- logy). Their objectives are to make the current situation on the problem of the DT2 of the elderly people, by analyzing various studies, and to release a practical guide of care. In 2011, it had a publication of the Clinical Practice Recommendations of the DT2 of the elderly. The diabete in this case is rather specific : the subject is suffering of many diseases, is taking many drugs and, is in reduced physical activity.

Key-words : fragile subject, polypathology, evaluation, gerontological, epidemiological transition, hyperosmolarity.

Résumé :

Le diabète sucré est une maladie métabolique chronique dont la fréquence augmente avec l’âge. Elle touche environ 10 % des personnes de plus de 65 ans, sous la forme principale d’un diabète sucré de type 2. Le EDWPOP : European diabetes working party for older people (le groupe de travail européen du diabète de la personne âgée), est un groupe de travail créé en 2000 qui se réunit une fois par an sous l’égide de l’ ALFEDIAM et la SFGG (société française de gériatrie et gérontologie). Ses objectifs sont de rendre la situation actuelle sur le problème du DT2 des personnes âgées, en analysant diverses études, et de libérer un guide pratique des soins. En 2011, il y avait une publication des recommandations de pratique clinique du DT2 des personnes âgées. Un support à partir duquel s’est inspiré cet article afin d’orienter nos praticiens dans leur prise en charge .Le diabète dans cette tranche d’âge est assez particulier : le sujet souffre de nombreuses maladies, prend beaucoup de médicaments et , est en activité physique réduite. Ce qui nécessite une prise en charge multidisciplinaire, avec participation souhaitable car, très contributive d’un médecin gériatre.

mots clés : sujet fragile, polypathologie, évaluation, gérontologique, transition épidémiologique, hyperosmolarité.

Le diabète sucré est une maladie métabolique chronique dont la fréquence augmente avec l’âge.

Il touche environ 10% des personnes de plus de 65 ans, sous la forme principale d’un diabète sucré de type 2.

Définitions :

  • Selon l’OMS, un sujet est considéré comme âgé au-delà de 65 ans.
  • L’âge physiologique est plus intéressant à considérer, en gériatrie :
    • Le sujet est considéré âgé au-delà de 75 ans.
    • Ou, au-delà de 65 ans s’il a une polypathologie.

Une évaluation gérontologique standardisée est un outil permettant de codifier la prise en charge des sujets âgés. L’existence de morbidité sensorielle, cognitive et physique permet de classer les sujets âgés diabétiques en 03 catégories:

  • Sujet âgé autonome : sans déficit cognitif, bon état nutritionnel et environnement familial favorable = vieillissement réussi.
  • Sujet âgé fragile : existence de plusieurs pathologies, altération de la fonction cognitive ou toute rupture de l’équilibre peut conduire à la dépendance.
  • Sujet âgé dépendant : souvent en fin de vie, avec l’existence d’une polypathologie responsable de la dépendance du malade = vieillissement pathologique.

Diagnostic positif du diabète sucré :

Du fait de la stabilité de la glycémie avec l’âge, il n’y a pas de modification des critères de diagnostic :

  • O2 glycémies GAJ veineuses ≥ 1,26 g / l en dehors d’un état de stress.
  • Ou : Glycémie ≥ 2 g/l associée à des signes évocateurs de DS qq soit le moment de la journée.
  • Ou : GPP/ HGPO à 2h après 75 g Glucose à ≥ 2g/l

Epidémiologie :

En Algérie, la sonnette d’alarme est tirée….!!! La prévalence du diabète de type 2 chez la personne âgée ne cesse de croitre. Ceci pourrait être expliqué par l’allongement de l’espérance de vie et l’épidémie de l’obésité dans notre société.

L’office national des statistiques (ONS) annonce des prévisions démographiques en faveur du vieillissement de la population algérienne, l’espérance de vie est estimée actuellement à 71,27 ans.

  • Concernant la prévalence du diabète chez le sujet âgé, un projet de l’institut national de santé publique (INSP) réalisé sur la transition épidémiologique ; avait avancé le taux de 17,3% en 2005. Récemment une enquête algérienne sur le diabète du sujet âgé a été publiée ; menée en 2012 et ayant concerné 393 sujets âgés de 65 ans et plus habitant la ville de Sidi bel abbes. Cette analyse a permis d’estimer la prévalence du diabète sucré chez le sujet âgé à 26,7 +/- 0,01% .

Physiopathologie :

Il existe une modification du métabolisme glucidique au cours du vieillissement caractérisé par une diminution de l’insulinosécrétion et une augmentation de l’insulinorésistance en relation avec une diminution de la masse musculaire et une augmentation de la masse grasse.

Caractéristiques du DT2 de la personne âgée :

The European diabetes working party for older people (EDWPOP) : est un groupe de travail créé en 2000 qui se réunit une fois par an sous l’égide de l’ALFEDIAM et SFGG (société Française de Gériatrie et de Gérontologie). Ses objectifs visent à faire l’état des lieux sur la problématique du DT2 du sujet âgé, en analysant différentes études, et dégager un guide pratique de prise en charge.

En 2011, il y a eu publication des recommandations pour la pratique clinique du DT2 de la personne âgée. [ www.alfediam.org ; Novembre 2011 Vol 37.]

Caractéristiques cliniques :

La présentation du diabète chez le sujet âgé est souvent asymptomatique et non spécifique ; ainsi le diagnostic clinique peut être retardé. Le syndrome cardinal est rare : (sensation de soif diminuée et polyurie osmotique retardée par augmentation du seuil rénal de Glucose), les complications métaboliques notamment l’hyperosmolarité, et/ou dégénératives peuvent être révélatrices.

Caractéristiques évolutives :

L’évolution peut être émaillée de complications métaboliques ou dégénératives. Les trois principales complications sont :

1° Risque hypoglycémique :

Les hypoglycémies sont multifactorielles : pouvant être expliquées principalement par une diminution de la sécrétion des hormones de la contre régulation, notamment du glucagon, la diminution des signes neurovégétatifs, la diminution de la capacité à se re-sucrer par perte d’autonomie, l’insuffisance rénale par accumulation des sulfamides et, enfin le déficit alimentaire quantitatif ou qualitatif.

2° Risque podologique :

Chez le diabétique, les risques d’ulcération des pieds et d’amputation augmentent fortement avec l’âge ; le retentissement en terme de handicap et de mortalité est énorme.

Les facteurs favorisants cette atteinte podologique sont divers, représentés par des traumatismes directs et indirects du pied sont favorisés par : La mauvaise acuité visuelle, la perte de mobilité , la marche pieds nus à domicile et, l’alitement prolongé .

3°Risque d’hyperosmolarité :

Rare mais grave !! c’est la conséquence d’une hyperglycémie chronique non contrôlée, laquelle provoque une glycosurie puis une polyurie osmotique et enfin une déshydratation. Cette dernière non corrigée se compliquera d’hypernatrémie, d’hyperosmolarité, d’une insuffisance rénale ; et au stade avancé des troubles neurologiques avec un risque comateux.

Caractéristiques thérapeutiques :

Le traitement doit cibler un rapport bénéfice/risque favorable, permettant d’optimiser l’autonomie du patient âgé à tout moment. Les objectifs du traitement sont de réduire les symptômes liés à l’hyperglycémie et, prévenir les complications métaboliques aigues (hyperosmolarité !!) tout en évitant les hypoglycémies +++. Le choix thérapeutique doit être bien discuté et fondé sur plusieurs paramètres tels que : la vulnérabilité à l’hypoglycémie, le degré d’autonomie physique et cognitive, les comorbidités CVx associées, l’espérance de vie +++, le statut lésionnel et nutritionnel et, enfin l’environnement familial.

1° traitement non médicamenteux :

Education thérapeutique :

Elle doit intéresser le patient et son aidant principal, elle doit être multi-disciplinaire et adaptée aux besoins spécifiques. Les séances doivent être accessibles et régulières ; pouvant être individuelles ou organisées en groupe.

Education diététique :

Objectifs :

  • Evaluer l’état nutritionnel
  • Eviter la dénutrition
  • Favoriser la régularité des repas

Recommandations :

Les règles hygiéno-diététiques ne doivent pas être trop strictes afin d’éviter tout risque de dénutrition !! L’apport énergétique doit être de 30 K cal/kg/j, réparti au minimum en 3 repas /jour. Les glucides doivent représenter 50% de la ration totale et, l’apport de calcium et vitamine D et C est nécessaire.

Activité physique :

La pratique doit être instaurée progressivement, toujours après évaluation cardiovasculaire +++ ; l’activité doit être adaptée aux capacités du sujet diabétique âgé et à ses atteintes motrices et sensorielles.

Il est recommandé actuellement d’associer une activité physique : en endurance (ce qui réduit la masse grasse ex : vélo, step et tapis roulant) et, En résistance (ce qui accroit la masse musculaire et réduit la masse grasse ex : musculation, kinésithérapie).

Recommandations :

Il est conseillé d’associer les deux types d’activité ( en endurance et en résistance), suivant un rythme de trois séances de 30 min, par semaine. L’exercice doit obligatoirement être précédé d’ un échauffement de 5 à 10 min. Une phase de récupération active de 5 à 10 min après la fin de l’exercice permet de diminuer le risque d’ hypotension orthostatique, elle consiste en une petite marche ou quelques pédales à faible résistance. Néanmoins il faut toujours prendre garde du risque d’hypoglycémie à distance (intérêt de l’auto surveillance et des collations+++).

2° traitement médicamenteux :

Les objectifs glycémiques selon le groupe francophone : Alfediam – SFGG (Société Française de Gériatrie et de Gérontologie ; doivent cibler une GAJ entre 0,9 et 1,26 g/l, avec une HBa1c entre 6,5 et 7,5 % chez le sujet âgé diabétique en bonne santé. Les cibles sont moins strictes chez le sujet diabétique âgé fragile : la GAJ doit être entre 1,26 et 1,60 g/l avec une HBa1c entre 7,5 et 8,5%.

Algorithme de PEC du diabétique âgé fragile : EDWPOP 2011

Pour éviter le risque iatrogéne !! Tenir compte des CI et des interférences médicamenteuses +++ :

Biguanides :

Insuffisance rénale : diminuer la dose de metformine à 1 g si CC < 60ml/min, et arrêter si CC< 30ml/min .(MDRD)

  • Les situations d’hypoxie tissulaire ex : insuffisance respiratoire et cardiaque sont aussi des contre-indications (CI).
  • Doit être interrompue avant tout examen avec produit de contraste et, la veille d’une chirurgie pour être reprise que 48h après si bilan rénal correct.

Sulfamides hypoglycémiants :

  • Préférer les SH de demi vie courte et sans métabolites actifs. (éviter le glibenclamide+++)
  • La dose initiale doit être réduite et progressive.
  • Rechercher une contre indication surtout renale CC < 40 ml/min.

Glinides :

Le Répaglinide doit être utilisé juste au moment du repas, quel qu’en soit l’horaire. Il n’est pas recommandé chez les (+) de 75 ans du fait de l’absence d’étude gériatrique. Il est contre indiqué en cas d’ hépatopathies+++

Inhibiteurs des alpha glucosidases :

Malgré l’absence d’hypoglycémie ; les effets et contre indications digestives limitent très souvent la prescription.

Incrétines :

Sont des molécules qui n’ont pas assez de recul  chez le sujet âgé .

Les analogues du GLP1 :

ex : exénatide, liraglutide… etc

Le liraglutide est la molécule disponible actuellement en Algérie ; il s’agit d’un traitement injectable par voie S/C, qui ne nécessite pas de réajustement chez le sujet âgé de plus de 65 ans mais l’expérience manque chez les plus de 75 ans. CI : insuffisance rénale modérée à sévère CC < 30 ml/min , et insuffisance hépatique, insuffisance cardiaque congestive, antécédents de pancréatite et antécédents de CMT .

Les IDPP4 :

Les inhibiteurs de la dipeptylpeptidase sont des traitements oraux non pourvoyeurs d’hypoglycémie tels que : sitagliptine, vidagliptine, linagliptine et saxagliptine. La sitagliptine, est la molécule disponible en Algérie sous forme de cp à 100 mg. La biodisponibilité de la molécule est excellente, non influencée par l’alimentation. La demi vie est longue, ce qui permet une monoprise quotidienne indépendamment des repas. Ce traitement est non recommandé si insuffisance rénale-modérée à sévère CC< 50 ml/min vu que le dosage approprié n’est pas disponible (50mg) en Algérie.

ISGLT2 :

Représentent une nouvelle entité antidiabétique non encore disponible en Algérie. Ils bloquent la réabsorption rénale du glucose en accélérant son élimination. Ils pourraient trouver une indication chez le sujet âgé vu que le risque d’hypoglycémie est absent en monothérapie.

Insuline :

Les co-morbidités notamment rénales chez le sujet âgé limitent souvent le choix du traitement. L’insulinothérapie ne doit en aucun cas être retardée, ses modalités seront adaptées aux objectifs glycémiques escomptés individuellement ! .

Conclusion :

Il y a tout à gagner à prévenir l’apparition du diabète sucré chez le sujet âgé ; ou le cas échéant, à en limiter les complications en suivant quelques recommandations !!! La prescription des ADO doit être soumise à une surveillance accrue du risque iatrogène notamment hypoglycémique ; néanmoins, l’insulinothérapie doit être privilégiée chez le sujet fragile +++. Enfin, la maîtrise de l’évaluation gériatrique standardisée constitue la condition sine qua non d’une bonne prise en charge des sujets diabétiques âgés.

Bibliographie :

  1. Recommandations pour la pratique clinique du DT2 de la personne âgée. [ www.alfediam. org ; Novembre 2011 Vol 37.]
  2. Diabète sucré du sujet âgé :la première enquête algérienne.MA .Chami,L .Zemmour,N
  3. Midoun ,M,Belhadj :Medecine et maladies mé- taboliques ,Mars 2015 –vol 9 n°2 .
  4. Stratégie médicamenteuse du contrôle glycé- mique du diabète de type 2 :HAS 2013 .

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Acute bronchiolitis in infants

H. Maouche Maître de Conférences classe – A – Service de pédiatrie du professeur A. Bensenouci CHU Béni-Messous

Abstract  :

Bronchiolitis is an acute viral infection of the bronchioles epidemically occurring in children under 24 months.

It currently affects children increasingly younger and not savings newborns. It occurse specially during the season of autumn and winter.

It is manifested clinically by signs of viral infection, tachypnea, respiratory distress and wheezing. This clinical picture is a source of anxiety and panic for physicians and families who go request the emergencies services of large hospitals while usually symptomatic treatment at home is quite sufficient. Acute Bronchiolitis is not asthma, even though the symptoms are the same.

Key words : Bronchiolitis, acute viral infection, symptomatic treatment.

Résumé :

La bronchiolite aiguë est une Infection aiguë virale des bronchioles survenant de manière épidémique chez l’enfant de moins de 24 mois. Elle touche actuellement des enfants de plus en plus jeunes et n’épargne pas les nou- veaunés. Elle survient surtout pendant la saison automno-hivernale. Elle se manifeste cliniquement par des signes d’infection virale, une polypnée, des signes de lutte respiratoire et un wheezing. Ce tableau clinique est source d’angoisse et de panique pour les  médecins et les familles  qui sollicitent les services des urgences des grands centres  hospitaliers alors que souvent un traitement symptomatique au domicile est largement suffisant. La bronchiolite aiguë n’est pas de l’asthme même si les symptômes de ces deux affections sont identiques.

mots clés : Bronchiolite, Infection aiguë virale, traitement symptomatique.

Définition :

Infection aiguë virale des bronchioles survenant de manière épidémique chez l’enfant de moins de 24 mois.

  • C’est la plus fréquente des IRA basses de l’enfant de moins de 24 mois
  • Elle survient sous forme d’épidémies en automne et en hiver.
  • Les virus responsables sont : Le virus respiratoire syncitial (VRS) : 90 % , autres virus : 10% (rhinovirus, adénovirus, myxovirus parainfluenzae, virus de la grippe).

2. Diagnostic Positif :

InterrogatoireExamen cliniqueExamens paracliniques
Age de l’enfant < 24 mois Notion de contage viral.
Début brutal ou progressif avec :
Toux, fièvre, gêne respiratoire
Rhinite : claire
Toux : durée, type : paroxystique avec quintes ou sifflante
Difficultés respiratoires : Respiration rapide, tirage,
Cyanose, sueurs.
Autres : vomissements après
la toux, diarrhée : selles liquides… Comportement : éveil, somnolence, fatigue…
Fièvre.
Rhinite claire.
Toux, wheezing.
Geignement expiratoire.
Stridor.
Cyanose.
Tachycardie
Polypnée.
Battement des ailes du nez.
Tirage sous costal.
Thorax distendu, sonore.
Râles : sibilants et/ou sous crépitants disséminés, symétriques.
Radiographie thoracique :
Inutile dans la bronchiolite aiguë typique même chez un enfant présentant des critères d’hospitalisation.
Recommandée dans les situations suivantes :
Symptômes inhabituels évocateurs d’une complication (asymétrie auscultatoire…),
Pathologie sous-jacente : cardiopathie, malformation, mucoviscidose, déficit Immunitaire, pathologie neuromusculaire
Doute diagnostique : signes d’insuffisance cardiaque

Bilan infectieux biologique :
Inutile en cas de bronchiolite aiguë typique.
Peut être réalisé chez un enfant fébrile âgé de moins d’un mois suspect d’infection bactérienne sévère.
Tests Virologiques :
Inutiles.

Le diagnostic de Bronchiolite aiguë est basé sur l’anamnèse et l’examen clinique.

Le problème qui se pose est de distinguer la bronchiolite aiguë de l’asthme débutant chez un nourrisson. Tenir compte de la clinique, de la période épidémique, de l’âge de l’enfant, des antécédents personnels ou familiaux au premier degré (eczéma, asthme, allergies…).

Tout premier épisode de dyspnée sifflante avant l’âge de 2 ans est considéré comme une bronchiolite aiguë du nourrisson.

En cas de 2ème épisode avec antécédents personnels ou familiaux d’atopie, l’hypothèse d’un asthme du nourrisson peut être évoquée.

En cas de 3ème épisode, considérer qu’il s’agit d’un asthme.

3. Diagnostic de gravité :

Une évaluation clinique précise est nécessaire pour apprécier la gravité de la bronchiolite aiguë et adapter la prise en charge.

3.1- Sévérité de la bronchiolite :

Evaluation de la gravité : selon 6

 Bronchiolite légèreBronchiolite modéréeBronchiolite sévère
Fréquence respiratoireNormale ou légèrement augmentéeAugmentéeTrès augmentée < 6 mois : > 70 ; 6-12 mois : > 60> 12 mois : > 40
  Tirage  Léger intercostal  Modéré sus-sternal et sus-claviculaireImportant Intercostal, sus-sternal, sus-claviculaire, basithoracique, battement des ailes du nez, geignements
SaO2 en% (sous air)> 9590 – 95< 90
Alimentation (Tétées)Normale ou peu réduite50 à 75% de l’alimentation habituelle< 50% de l’alimentation habituelle ou refus d’alimentation
ApnéesAbsentesBrefs épisodesFréquentes

Fréquences respiratoires normales en fonction de l’âge

ÂgeFréquence Respiratoire Normale par minute
< 2 mois< 60
2 à 12 mois< 50
12 à 24 mois< 40

3.2. Critères d’hospitalisation : la présence d’un critère indique l’hospitalisation :

  1. Altération de l’état général : aspect toxique 2- Polypnée soutenue ≥ 60/mn.
  2. Tirage important : sus-sternal, sus-claviculaire, battement des ailes du nez.
  3. Geignements.
  4. Rythme respiratoire  irrégulier ou apnée
  5. SpO2 < 90 % sous air à l’état d’éveil malgré une désobstruction naso-pharyngée.
  6. Cyanose.
  7. Apnées
  8. Age < 2 mois
  9. Antécédent de grande prématurité <32 semaines d’aménorrhée avec moins de 3 mois d’âge corrigé.
  10. Pathologie sous-jacente : cardiopathie, pathologie respiratoire chronique, pathologie neuromusculaire
  11. Troubles digestifs.
  12. Déshydratation aiguë.
  13. Troubles de la conscience.
  14. Gène à l’alimentation
  15. Mauvaises conditions socio-économiques
  16. Accès difficile aux soins

Critères de gravité pour transfert en réanimation : Critères de gravité extrême

  • Fréquence respiratoire ≥ 70/mn
  • Bradycardie
  • Pauses respiratoires, Apnées.
  • Acidose avec un PH ≤ 7,20
  • Augmentation rapide (≥ 40%) des besoins en oxygène.

4. Prise en charge :

4.1- Mesures Générales :

Nécessaires dans tous les cas

  • Eviter de trop manipuler le malade (minimal handling)
  • Assurer un apport hydrique suffisant.
  • Mouchages fréquents avec du sérum salé isotonique (0,9%)
  • Oxygène pour maintenir une saturation > 92%

4.2- Bronchiolite légère sans facteurs de risque :

  • Traitement en ambulatoire.
  • Instruction des parents :
  • Eviter les manipulations inutiles (minimal handling)
  • Mettre l’enfant en position anti reflux : lit incliné à 30°
  • Fractionnement des repas :
  • Apports liquidiens et alimentaires suffisants.
  • Mouchages fréquents avec du sérum salé isotonique (0,9%)
  • Traitement antipyrétique :
  • Moyens physiques, paracétamol.
  • Eviction du tabagisme parental,
  • Eviter la pollution domestique.
  • Expliquer les signes de gravité pour un recours aux urgences.
  • Planifier la consultation de contrôle.
  • Pas de bronchodilatateurs, pas de corticoïdes, pas d’antibiotiques

4.3- Bronchiolite modérée ou sévère :

4.3.1- Traitement symptomatique :

  • Hospitalisation + ISOLEMENT.
  • Eviter les manipulations inutiles.
  • Position anti reflux, oxygène pour maintenir une saturation > 92%.
  • Assurer un apport hydrique suffisant : per os, ou sonde nasogastrique ou intra-veineux.
  • Mouchages fréquents avec du sérum salé isotonique (0,9%).
  • Traitement de la fièvre : moyens physiques avec ou sans paracétamol.
  • Surveillance régulière : constantes vitales, oxymétrie.

4.3.2 – Les bronchodilatateurs :

Non recommandés :

Peuvent être utilisés si association des deux paramètres suivants:

  • Deuxième épisode.
  • Bronchiolite sévère avec antécédents personnels ou familiaux d’atopie.

On fait un essai aux bronchodilatateurs (salbutamol ou terbutaline)

  • Si amélioration du score clinique : on maintient (il s’agit à priori d’un asthme du nourrisson).
  • Si pas d’amélioration : arrêter

4.3.3- Les corticoïdes :

  • Corticoïdes inhalés : aucune indication.
  • Corticoïdes par voie systémique : à utiliser avec le test aux bronchodilatateurs dans les formes sévères.

4.3.4- Les antibiotiques :

À utiliser si surinfection bactérienne suspectée ou prouvée Indications admises :

Fièvre élevée prolongée plus de 48 heures associée à un des paramètres suivants :

  • Otite moyenne aigue.
  • Opacité radiologique (condensation ou atélectasie).
  • Maladie cardiaque ou pulmonaire sous-jacente.
  • Hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles ou CRP positive.

4.3.5- Médicaments à éviter :

Les antitussifs, les mucolytiques, les humidificateurs, la ribavirine.

4.3.6- Physiothérapie : Kinésithérapie :

Non systématique (efficacité très discutée).

Pour certains auteurs la physiothérapie peut être réalisée dans la bronchiolite sévère en phase sécrétoire à raison de 1 à 2 séances par jour à distance des repas, tant qu’il y’a des sécrétions abondantes (5 à 10 jours)

5. Evolution naturelle de l’infection à Virus Respiratoire Syncitial :

Cinétique de l’infection à VRS

Conclusion :

La bronchiolite aiguë du nourrisson est une infection respiratoire aigüe basse d’origine virale (surtout le VRS) survenant de manière épidémique, relevant d’un traitement symptomatique. La bronchiolite aigüe n’est pas de l’asthme même si les symptômes de ces deux affections sont identiques.

Bibliographie :

  1. S.M Mazouni and al. Bronchiolite aiguë du nourrisson Vade-Mecum de Pédiatrie. Editions BabyGuide Sarl 2015, CH-1052 Le Mont-sur Lausanne.
  2. Guide des Infections Respiratoires Aigües. Comité Nationale de lutte contre les infections respiratoires aigües de l’enfant.Direction de la prévention MSPP Alger 2002
  3. M.Verstraete and All. Prise en charge de la bronchiolite aiguë du nourrisson de moins de 1 an :actualisation et consensus médical au sein des hôpitaux univer- sitaires du Grand ouest(HUGO).Arch Pediatr 2014 ; 21 :53-62
  4. Shawn L. And All. Clinical Practice Guideline : The diagnosis, Management and prevention of Bronchiolitis. Pediatrics 2014 ; 134:e1474-e1502
  5. Baraldi E and All. Inter-society consensus document on treatment and prevention of bronchiolitis in newborns and infants. Italian J Pediatr 2014; 40:65-77
  6. Princess Margaret Hospital for Children, melbourne,2010.http//www. pmh health. wa. gov. au/development/manuals/clinical_prac- tice_guidelines/documents/bronchiolitis_cpg. pdf
  7. Ramos Fernandez J. M and All. Validation of an acute bronchiolitis severity scal. An Pediatr 2014; 81:3-8
  8. A.Labbé and All. Bronchiolite aiguë du nourrisson : facteurs de risque et évaluation de la gravité : un enjeu ma- jeur dans la prise en charge. Arch Pediatr 2014 ; 21 :226-227
  9. Cody Meissner H. Viral Bronchiolitis in Children.N Engl J Med 2016 ; 374 : 62-72

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Upper genital infections in women

Dr Dammene Debbih Amel, Dr Hadabi K. A Service de Gynécologie-Obstétrique – Hôpital Bainem

ABSTRACT :

Acute salpingitis or pelvic inflammatory disease (PID) is one of the most common acute gynecologic diseases; it is caused by a large spectrum of micro-organisms. Its diagnosis is ofen difficult. Because signs and symptoms classically ascribed to this disease are not specific to it, and is based to valuation of history-taking, clinical examination, laboratory tests and imagery. Until to do laparoscopy.

The use of antibiotic therapy that takes into account the polymicrobial etiology of acute salpingitis, prevention of recurrent episodes of salpingitis through efforts at patient education and identification and treatment of sexual partners.

Most important, we must remember that what is at stake is often the future reproductive potential of a young woman.

Key words : Pelvic inflammatory disease; diagnostic; treatement

RÉSUMÉ :

La salpingite aiguë ou maladie inflammatoire pelvienne (PID) est l’une des maladies gynécologiques aiguës les plus courantes; elle est causée par un large spectre de micro-organismes. Son diagnostic est souvent  difficile car les signes et les symptômes classiquement attribués à cette maladie ne lui sont pas spécifiques et sont basés sur l’évaluation de l’anamnèse, l’examen clinique, des tests de laboratoire et imagerie jusqu’à la réalisation de la laparoscopie. L’utilisation de l’antibiothérapie prend en compte l’étiologie de salpingite aiguë polymicrobienne, de même il faut prendre en considération la prévention des épisodes de récurrence grâce à des efforts à l’éducation du patient et l’identification et le traitement des partenaires sexuels. Plus important encore, nous devons nous rappeler que ce qui est en jeu est souvent le potentiel de reproduction chez une jeune femme.

Mots clés : Infection génitale haute ; diagnostic, traitement

Définitions :

Les infections génitales hautes (IGH) ou « Pelvic Inflammatory Disease : PID » incluent l’endométrite, la salpingite, l’abcès tubo-ovarien et la péritonite pelvienne. Les IGH englobent les infections touchant l’utérus, les trompes de fallope, les ovaires, les surfaces péritonéales ou les structures contiguës. Elles sont souvent une complication d’infections transmises sexuellement (ITS), bien qu’elles peuvent aussi être secondaires à une procédure médicale.

2. Signe cliniques :

Signes fonctionnelsSignes organiquesInterrogatoire
Algies pelviennesLeucorrhées anormales/ métrorragiesDyspareunieSignes fonctionnels urinairesFièvreCerviciteDouleur à la mobilisation utérinedouleur/masse latéro-utérineAntécédent d’ISTContexte de post partum ou post abortum, manœuvre endo-utérine récenteMétrorragies
NB : formes asymptomatiques ou pauci-symptomatiques = 70-75 %

Les symptômes peuvent varier largement entre les patientes et certaines femmes peuvent même être asymptomatiques. Les signes et symptômes associés aux IGH ne sont pas spécifiques. Le tableau suivant, adapté des lignes directrices canadiennes, résume les critères diagnostiques.

CRITERES CLINIQUES CARDINAUXCRITERES CLINIQUES ADDITIONNELSCRITERES PARACLINIQUES ADDITIONNELSCRITERES DIAGNOSTIQUES DEFINITIFS
Douleur abdominale basseSensibilité aux annexesDouleur à la mobilisation du col utérinTempérature≥38,3°C Douleur au dosDyspareunieMétrorragie, ménorragieSecrétions vaginales abondantes et purulentesPrésence de leucocytes abondants sur état fraisProtéine C réactive ou vitesse de sédimentation élevéesDétection de Neisseria- gonorrhoæ ou Chlamydia trachomatisBiopsie de l’endomètre démontrant endométriteEchographie transvaginale démontrant épaississement des trompes, du liquide libre pelvien ou un abcès tubo-ovarien Etalon d’or : Anomalies compatibles avec une IGH à la laparoscopie

Critères de diagnostic :

Critères majeurs proposés
Douleur annexielle provoquée ou Douleur à la mobilisation utérine
Critères additifs (chaque critère présent augmente d’autant plus la spécificité du modèle)
•  Interrogatoire : Antécédent d’IST Post-partum, post-abortum, manœuvre endo-utérine récente Syndrome rectal
•  Examen clinique : T > 38 °C Leucorrhées purulentes
•  Examens complémentaires : Elévation de la CRP Présence de Chlamydia ou Gonocoque à l’examen bactériologique Histologie : Endométrite à la biopsie endométriale Présence de signe échographique spécifique :
épaississement pariétal tubaire > 5 mm, • ou signe de la roue dentée, • ou masse hétérogène latéro-utérine ±- cloisonnée avec de fins échos.
Signe Doppler spécifique : hyperhémie

3. Facteurs de risque : résumés sur le tableau 4

Partenaires sexuels multiplesEtat du partenaire sexuel (porteur)
Episode(s) antérieur(s) d’IGHAge (15-25 ans)
Méthode de contraceptionDispositif intra-utérin
Antécédent d’ ITSNulliparité
Relation sexuelle durant les menstruations ou juste après 

4.  Examens complémentaires :

Prélèvements cervico-vaginauxBilan biologiqueEchographie pelvienne
après nettoyage de la glaire cervicale écouvillons dans le cul de sac vaginal, endocolsi DIU en place : ablation et envoi en bactériologieen cas de doute diagnostique : discuter biopsie endométrialeHémocultures si T≥ 38,5°C et/ou frissonsNFS, CRPhCG de principeSérologies VIH (après information de la patiente), VHB, VHC, TPHA/VDRLSignes spécifiques : Epaississement pariétal tubaire sup 5mmSigne de la roue dentéeMasse hétérogène intra utérine +/- cloi- sonnée avec de fins échos – Hyperhémie au doppler
NB : hyperleucytose et syndrome inflammatoire inconstants
En cas de doute diagnostique : TDM abdomino-pelvienne

5.  Diagnostic différentiel :

5.  Diagnostic différentiel :

  • Pyélonéphrite aiguë,
  • Appendicite aiguë,
  • Cholécystite aiguë,
  • GEU, torsion d’annexe,
  • Endométriose …

6.  Complications :

  • A court terme : L’abcès tubo-ovarien et le syndrome de Fitz-Hugh-Curtis (péri-hépatite).
  • A long terme : l’infertilité, la grossesse ectopique, la douleur pelvienne chronique et la dyspareunie.

Le risque de développer des complications à long terme est accru avec les épisodes récurrents.

7. Prise en charge thérapeutique

a. Principes du traitement :

Un traitement rapide est crucial pour éviter les complications, particulièrement l’infertilité́. Un traitement empirique devrait être administré à toutes les femmes présentant de la douleur abdominale basse et de la sensibilité au niveau de l’utérus, du col ou des annexes (ovaires, trompes et ligaments larges) dont la cause clinique la plus probable est l’IGH.

Le traitement peut être donné par voie orale et/ou parentérale et en externe ou à l’hôpital. La majorité́ des femmes peut être traitée en externe avec une thérapie per os. Toutefois, il existe certaines situations ou une hospitalisation est préférable au traitement en ambulatoire.

b. Critères d’hospitalisation :

  • IGH compliquée :
    • Abcès pelvien, pelvipéritonite, péri hépatite
    • Sepsis sévère ou choc
    • Formes récidivantes
  • Troubles digestifs (nausées, vomissements) avec impossibilité d’utiliser la voie orale
  • Echec ou impossibilité du traitement ambulatoire
  • Incertitude diagnostique : doute sur une autre urgence chirurgicale (exemple : appendicite)
  • Patientes adolescentes
  • Immunodépression Antibiothérapie (cf tableau)
  • Grossesse

c. Principe du traitement :

  • Triple antibiothérapie active sur chlamydia trachomatis, gonocoque, mycoplasma, streptocoques, entérobactéries et anaérobies
  • A débuter après les prélèvements sauf sepsis sévère (marbrures, hypotension..)
  • Traitement ambulatoire par voie orale en cas de forme non compliquée
  • Adaptation de l’antibiothérapie à 48- 72h +++
  • Récupérer systématiquement le résultat des prélèvements microbiologiques avant la sortie d’hospitalisation
  • Coelioscopie diagnostique d’indications précises
  • Les prélèvements per opératoires doivent être réalisés :
    • Dans des seringues bouchées (pour milieu standard)
    • Dans des flacons d’hémocultures anaérobie (en priorité) et aérobie (si prélèvement suffisant)
SALPINGITE NON COMPLIQUEE Traitement ambulatoire Antibiotique P.OSALPINGITE COMPLIQUEE Hospitalisation +/- drainage des abcès tubo-ovariens Antibiotique I.V
Ceftriaxone 1g injection unique IM + Métronidazole 500mg x 2/ j P.O + Doxycycline 100 mg x 2/j P.O En cas d’allergie aux B-lactamines : Ciprofloxacine 500 mg prise unique P.O + Métronidazole 500 mg x 2/ j P.O + Doxycycline 100 mg x 2/j P.O Durée totale : 14 joursCeftriaxone 1g/j I.V + Métronidazole 500mg x 3/ j I.V + Doxycycline 100 mg x 2/j P.O En cas d’allergie aux B-lactamines : Ciprofloxacine 500 mg x 2/j P.O + Métronidazole 500 mg x 3/ j P.O + Doxycycline 100 mg x 2/j P.O Durée totale : 21 jours
Réévaluation de l’antibiothérapie à 48-72 heures +++
  • Adaptation aux résultats microbiologiques
  • Relais PO dès amélioration clinico-biologique, en absence de troubles digestifs En l’absence de documentation microbiologique :

Poursuivre le traitement PO par métronidazole et doxycycline

NB : CI cyclines en cas de grossesse, allaitement, photosensibilité

Suivi post thérapeutique : Mesures associées :

  • Repos
  • Antalgiques (pas d’AINS)
  • Anticoagulation préventive en cas d’abcès pelvien (prévention du risque de thrombophlébite pelvienne)
  • Contraception oestroprogestative (en l’absence de CI)
  • Insister sur l’importance de l’observance du traitement ATB +++
  • Suivi clinique et sérologique (+ sérologie chlamydia trachomatis) à distance +++ (patiente à revoir 1 à 2 mois après l’hospitalisation). Dépistage et traitement systématique du mari ou partenaires)
  • Bilan d’IST : premier jet d’urine (PCR chlamydia et gonocoque), sérologies VIH (après information du patient), TPHA/VDRL, VHB, VHC

Bibliographie

  1. 7e Conférence de Consensus en thérapeutique anti-infectieuse — MST chez la femme, la mère, la mineure. J Gynecol Obstet BiolReprod, 1994 ; 23 : 210-216.
  2. Judlin P. Les infections génitales hautes. Intro- duction. J Gynecol Obstet BiolReprod, 2012 ; 41 : 832.
  3. Bouquier j, Fauconnier a, Fraser W et al. Dia- gnostic d’une infection génitale haute. Quels critères cliniques, paracliniques ? Place de l’imagerie et de la cœlioscopie? J Gynecol Obs- tet BiolReprod, 2012 ; 41 : 835-849.
  4. Quentin r, Verdon R. Les infections génitales hautes : bases microbiologiques du diagnostic et du traitement. J Gynecol Obstet BiolReprod,2012 ; 41 : 850-863.
  5. Bourret a, Fauconnier a, Brun JL. Prise en charge d’une infection haute non compliquée. J Gynecol Obstet BiolReprod, 2012; 41 : 864-874.
  6. Afssaps. Empiricalantimicrobialtreatment for non complicateduretritis and cervicitis. 2005 with actualisation in March 2009. www. afssaps.fr
  7. Royal College of Obstetricians and Gynae- cologists. Management of acute pelvicinflam- matorydisease. Green-top Guideline No. 32, Nov 2008.
  8. Centers for Diseases Control and Prevention (CDC). Sexuallytransmitteddiseasestreatment guidelines, 2006. MorbMortalWklyRep, 2010 ; 59 RR12 : 1-116.
  9. judLin P. Current concepts in managingpel- vicinflammatorydisease. CurrOpin Infect Dis, 2010; 23: 83-87.
  10. P. JUDLIN et al. Infections génitales : quoi de neuf ? Réalités en gynécologie-obstétrique # 168_Mars/Av

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Long-term management of asthma: role of the general practitioner

D. Mekideche, A. Kheliouen A. Mebrek, N. Zidouni Service de Pneumophtisiologie Matiben CHU Béni-Messous , Alger.

ABSTRACT :

Asthma is a heterogeneous disease characterized by a clinical background and limitation of air flow measurement. In Algeria, asthma is leading among chronic non communicable diseases : prevalence is about 3% in adults and 4% in children.

The general practitioner (GP) may be able to diagnose the disease by clinical and functional tools in routine conditions. The peak flow meter (PEF) is the most common test used. Chest X-ray is not useful for the diagnosis. This practice can be widely performed in a primary health care setting. The parameters to classify the disease according the severity and control assessment of asthma may be properly used by a GP. He is also allowed to follow up asthma patients related to treatment steps linked to level control of the disease.

Key words : Asthma : paroxystic breathlesness, peak flow meter (PRF), bronchitis hyper respnsiveness, disease control

RÉSUMÉ :

L’asthme est une maladie hétérogène, caractérisé par une inflammation bronchique chronique et défini par une histoire clinique et une limitation des débits aériens. En Algérie l’asthme occupe l’une des premières places parmi les affections chroniques. Le médecin généraliste doit être capable d’établir le diagnostic d’asthme en utilisant des éléments cliniques et fonctionnels en pratique de routine. Le Débit Expiratoire de Pointe (DEP) est le test fonctionnel le plus communément utilisé. La radiographie thoracique n’est pas utile au diagnostic. Ces pratiques peuvent être largement utilisées dans les services de santé primaire ou unité de soins de santé de base. Les paramètres définis pour classer la maladie selon la sévérité et les niveaux de contrôle de l’asthme peuvent être utilisés par le médecin généraliste. Celui-ci peut également participer à la surveillance des patients asthmatiques selon les niveaux de traitement et de contrôle de la maladie.

Mots clés : Asthme : dyspnée paroxystique, débit expiratoire de pointe (DEP), hyper réactivité bronchique, contrôle de la maladie

Introduction :

L’asthme est une maladie hétérogène, habituellement caractérisée par une inflammation bronchique chronique et défini par :

  • Une histoire clinique de symptômes respiratoires tels que les sifflements, la dyspnée, l’oppression thoracique et la toux qui varient dans le temps et en intensité, associés à
  • Une limitation variable des débits aériens :

L’asthme constitue l’une des pathologies chroniques les plus fréquentes dans le monde avec 300 millions de cas.

En Algérie, l’asthme occupe la première place parmi les affections chroniques. Chez l’adulte, la prévalence est de 2,4% (études : ISAAC et ECRHS).

Au Maghreb : L’étude AIRMAG (Asthma Inside Reality in Maghreb) menée en 2008 retrouve une prévalence en Algérie de 3,1% pour l’adulte et 4,1% pour l’enfant.

Sa mortalité reste inquiétante avec 250.000 décès par an dans le monde En Algérie : l’asthme représente 3,3% des causes de décès parmi les maladies (Enquête TAHINA).

La mauvaise évaluation de la sévérité des asthmes diagnostiqués, leur sous diagnostic et leur sous-traitement participent à l’augmentation de la sévérité et au coût majeur de cette maladie pour la société.

Rôle du médecin généraliste dans la prise en charge de l’asthme :

Le médecin doit être capable d’établir le diagnostic de l’asthme.

Le diagnostic de l’asthme bronchique est évoqué sur des symptômes et confir- mé par la mise en évidence d’une obstruction variable des voies aériennes.

•  Interrogatoire :

C’est une étape essentielle du diagnostic, il doit être minutieux, structuré et précis, et doit  rechercher

Les symptômes de l’asthme :

  • Une dyspnée, parfois associée à une oppression thoracique récurrente, entrecoupée de rémission.
  • Une respiration sifflante, en général constatée lors de symptômes aigus, ou aux urgences.
  • Une toux surtout nocturne, parfois isolée, souvent sifflante, est évocatrice. Elle peut être productive sous forme d’expectorations blanchâtre « tapioca » ou perlées.
  • Un contexte évocateur : rhino-sinusite, conjonctivite, eczéma.

Une aggravation des symptômes en présence de certains facteurs :

  • Exercice physique
  • Infections respiratoires surtout virales
  • Exposition à : certains animaux, aux pollens, à la poussière (acariens)
  • Prise de certains médicaments : aspirine, AINS, bêtabloquants
  • Facteurs professionnels : latex, boulanger, animaux de laboratoire, soudeurs…

La variabilité et la réversibilité des symptômes : spontanées ou sous traitement sont également des points clés pour le diagnostic.

•  L’examen clinique :

recherche des signes de distension thoracique et des sibilants qui sont des râles fins, de tonalité aigue, perçus en fin d’expiration.

  • Le diagnostic doit être confirmé par des examens simples : La mesure du DEP : le débit expiratoire de pointe (DEP) est le débit maximal qui peut être obtenu au cours d’une manœuvre d’expiration forcée. Le DEP est mesuré par un débitmètre (peak-flow), il permet de dépister en pratique de routine un trouble ventilatoire obstructif.

La mesure du DEP est utile dans la surveillance quotidienne de l’asthme.

Les épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) :

La spiromètrie mesure les volumes et débits pulmonaires, elle est recommandée dans le bilan initial de l’asthmatique. L’évaluation de l’importance de l’obstruction bronchique se base sur le VEMS (volume expiratoire maximum second)

Courbe débit – volume :

La radiographie du thorax n’est pas utile pour affirmer le diagnostic, elle aide surtout à éliminer les diagnostics différentiels

Le médecin doit être capable de classer le malade selon la sévérité et le contrôle de son asthme :

La classification de l’asthme reposait sur la sévérité de la maladie d’après les recommandations internationales Global Initiative for Asthma (GINA 2006).

Or la sévérité varie au cours du temps et dépend à la fois de la sévérité de la maladie mais aussi de la réponse au traitement.

Les nouvelles classifications GINA recommandent une classification basée sur le contrôle de la maladie.

La classification selon la sévérité est préconisée pour définir des groupes de patients asthmatiques n’ayant jamais reçu de traitement.

La classification de la sévérité est fondée sur :

Les éléments cliniques :

  • Fréquence des symptômes et leur retentissement sur la vie quotidienne.
  • La fréquence des symptômes nocturnes.
  • Le recours aux B2 mimétiques

La fonction pulmonaire :

Chiffres du DEP ou VEMS et ses variations quotidiennes et dans le nycthémère.

Degré de sévéritéCritères cliniquesCritères fonctionnels (DEP)
  Asthme intermittentSymptômes < 1 fois/semaine Asymptomatique entre les exacerbations Brèves exacerbations Symptômes nocturnes ≤ 2 fois/mois  Symptômes intermittents DEP>80% Variabilité<20 %
    Asthme léger persistant  Symptômes > 1 fois/semaine mais < 1 fois/jour Exacerbations pouvant limiter l’activité et le sommeil Symptômes nocturnes > 2 fois/mois    Symptômes bénins DEP>80% Variabilité 20-30%
  Asthme modéré léger persistantSymptômes journaliers Exacerbations pouvant limiter l’activité et le sommeil Symptômes nocturnes > 1 fois/ semaine  Symptômes modérés DEP =60-80% Variabilité>30%
  Asthme sévère persistant  Symptômes journaliers Exacerbations fréquentes Symptômes nocturnes fréquents Activité physique limitée  Symptômes sévères DEP <60% Variabilité>30%
(Tableau 2) Classification de la sévèrité de l’asthme (GINA 2006)

Contrôle de l’asthme ( GINA 2014)

Le contrôle de l’asthme se base sur les critères de contrôle (contrôle des symptômes) et l’évaluation du risque futur.

•  Critères de contrôle

La maladie asthmatique est classée en asthme contrôlé, partiellement contrôlé et non contrôlé selon des critères évalués sur les 4 dernières semaines.

 Contrôlé : présence de tous les critèresPartiellement contrôlé (au moins un critère présent lors d’1 même semaine)  Non contrôlé
Symptômes diurnesAucun (<=2/sem)> 2/sem    Présence d’au moins 3 critères de l’asthme partiellement contrôlé sur une semaine
Limitation des activités  Aucune  Au moins 1
Symptômes ou reveils nocturnesAucunAu moins 1
Recours à un traitement des symptômesAucun (<=2/sem)>2/sem
(Tableau 3) critère de controle de l’asthme.

Facteurs de risque futur

•   Facteurs de risque d’exacerbation :

  • Symptômes d’asthme non contrôlés
  • Utilisation excessive du médicament de secours (> 1 flacon/mois)
  • Traitement inadéquat par cortico-thérapie inhalée : non prescrits, technique d’inhalation incorrecte et/ou faible observance
  • VEMS bas ( < 60% +++)
  • Problèmespsychologiques et socio-économiques majeurs-Exposition : tabagisme ++, allergènes / irritants professionnels
  • Comorbidités : obésité, rhinosinusite, allergie alimentaire confirmée
  • Eosinophilie sanguine ou dans l’expectoration
  • Grossesse
  • Intubation antérieure pour asthme
  • ≥1 exacerbation sévère dans les 12 derniers mois.

•  Facteurs de risque de déclin rapide la fonction respiratoire

  • Absence de corticothérapie inhalée,
  • Tabagisme ou exposition professionnelle,
  • VEMS initial bas,
  • Hypersécrétion chronique de mucus,
  • Éosinophilie

•  Facteurs de risque d’effets indésirables médicamenteux :

  • Systémiques : Corticotherapie orale fréquente.
  • Locaux : Doses élevée de corticoïdes inhalés, mauvaise technique d’inhalation

Le médecin doit être capable de prendre en charge au long cours le malade asthmatique :

Buts:

  • Obtenir et maintenir le meilleur contrôle possible des symptômes
  • Réduire le risque futur (exacerbations +++)
  • Garantir la pratique normale des activités physiques
  • Maintenir une fonction pulmonaire proche de la normale
  • Eviter les effets secondaires du traitement
  • Prévenir la mortalité liée à l’asthme
  • Participer au traitement de fond de la maladie asthmatique :

L’objectif du traitement de fond est d’obtenir un contrôle au minimum acceptable, au mieux optimal (le meilleur) pour arriver à une amélioration de la qualité de vie du patient.

Les médicaments essentiels de l’asthme :

Les bronchodilatateurs :

Les B2 sympathomimétiques : Ils sont les bronchodilatateurs les plus efficaces : ils ont une action sur les récepteurs β des voies aériennes.

  1. Les B2 sympathomimétiques de courte durée d’action (BDCA) : (salbutamol, terbutaline)

Ce sont les médicaments de première intention dans le traitement des symptômes de l’asthme. Ils agissent au niveau des récepteurs B2 mimétiques entrainant :

  • La relaxation du muscle lisse bronchique.
  • Une diminution de la perméabilité vasculaire
  • Une augmentation de la clairance mucociliaire.

Les B2 sympathomimétiques de courte durée d’action agissent rapidement en quelques minutes mais leur durée d’action n’est en moyenne que de 4 à 6h.

2.  Les B2 mimétiques de longue durée d’action (BDLA) :

(Salmeterol, Formoterol) prescrits en traitement de fond en association avec un anti-inflammatoire bronchique. Leurs début et durée d’action sont retardés d’où l’intérêt de leur prescription au cours de l’asthme d’effort et l’asthme nocturne.

  • Les anticholinergiques : (Ipratropium et Oxitropium) : Ils entrainent une bronchodilatation en diminuant le tonus bronchoconstricteur cholinergique.

Ils sont utilisés dans le traitement des exacerbations et des crises d’asthme. Leur mode d’action est donc complémentaire de celui du B2 mimétiques

4- Bases xanthiques :

La théophylline entraine une broncho-dilatation moins rapide et moins puissante que les β2-agonistes.

Elle possède un index thérapeutique étroit, une fréquence élevée des effets secondaires ainsi que de nombreuses interférence médicamenteuses, ce qui limite son utilisation.

b- Anti-inflammatoires :

  • Corticoïdes,
  • Corticoïdes inhalés (CSI).

C’est la thérapeutique la plus active sur la composante inflammatoire de l’asthme. Ils représentent le traitement préventif le plus efficace à long terme, c’est la pierre angulaire du traitement de fond de l’asthme.

Doses équivalentes des corticostréoïdes à inhaler selon GINA 2006

 Posologie journalière faible (µg)Posologie journaliére moyennement élevée (µg)Posologie journaliére élevée (µg)
Dipropionate de béclométhasone -Adultes -Enfants  200 – 500 100 – 200  > 500 – 1000 > 200 – 400  > 1000 – 2000 > 400
Budésonide -Adultes -Enfants  200 – 400 100 – 200  > 400 – 800 > 200 400  > 800 – 1600 > 400
Fluticasone -Adultes -Enfants  100 – 250 100 – 200  > 250 – 500 > 200 – 500  > 500 – 1000 > 500

Les Corticoïdes per os :

La corticothérapie peut être prescrite en cure courte au cours d’une exacerbation ainsi qu’aux patients non stabilisés par la corticothérapie inhalée à forte dose.

Formes combinées :

(Fluticasone/salmeterol), (budesonide/ formoterol) Elles apportent un double avantage :

  • Une meilleure observance thérapeutique.
  • Un effet synergique ou additif.

Indications (recommandations du GINA 2014)

STADE 1 : BCDA à la demande sans traitement de fond ce traitement est indiqué si :

  • Les symptômes sont rares,
  • L’asthme ne provoque pas de réveils nocturnes,
  • Il ne s’est pas produit de crise au cours de l’année précédente
  • Le VEMS est normal.

Autres possibilités : prise régulière de CSI à faible dose en cas de risque(s) d’exacerbation.

STADE 2 : Prise régulière de CSI à faible dose plus BCDA à la demande L’association CSI/BLDA entraîne une amélioration plus rapide des symptômes et du VEMS que les CSI seuls. En cas d’asthme allergique purement saisonnier, commencez immédiatement un CSI et arrêtez 4 semaines après la fin de l’exposition

STADE 3 : CSI/BLDA à faible dose en traitement d’entretien plus BCDA à la demande ou association CSI/formotérol en traitement d’entretien et traitement aigu.

STADE 4 : Traitement d’entretien et traitement aigu par CSI/formotérol à faible dose ou traitement d’entretien par association CSI/BLDA plus BCDA à la demande.

STADE 5 : Adressez le patient à un spécialiste pour bilan et traitement supplémentaire.

Éviction de facteurs aggravants :

  • Éviction allergénique : Éviction de pneumallergènes en cas d’allergie identifiée à un ou plusieurs allergènes
  • Lutte antitabac : tant pour le tabagisme actif que passif.
  • Proscrire les médicaments susceptibles de donner un bronchospasme :
  • β- bloquants quelle que soit la présentation.
  • L’aspirine et les AINS chez les sujets ayant des antécédents d’intolérance.
  • Traitement des foyers infectieux (dentaires, ORL, bronchiques)
  • Traitement d’un éventuel RGO.

Éducation thérapeutique: L’objectif de l’éducation  thérapeutique est de développer une relation de partenariat malade-médecin afin de permettre une meilleure observance et une autogestion optimale de la maladie, c’est le chalenge à atteindre. Elle doit être permanente,

intégrée, répétée et surtout adaptée au niveau socio culturel du patient. Elle est basée sur trois actions principales:

  • L’information : le malade doit avoir des informations sur :
  • Sur sa maladie
  • Sur son traitement
  • Sur son hygiène de vie
  • Sur les lieux et dates de consultation
  • La formation : c’est l’apprentissage au malade des techniques d’inhalation
  • Le savoir faire : apprendre au malade à s’autogérer lui-même.

Traitement des comorbidités :

  • Obésité
  • Reflux gastro-œsophagien (RGO)
  • Anxiété et dépression
  • Rhinite/sinusite avec ou sans polypes
  • Allergie alimentaire

Le suivi de l’asthme:

Le traitement de l’asthme doit être adapté en fonction d’un cycle continu basé sur le contrôle :

Niveau de contrôleAction thérapeutique
  Contrôle  Maintenir le contrôle et rechercher la dose minimale efficace
  Partiellement contrôléEvaluer la stratégie d’augmentation des doses pour gagner en contrôle
  Non contrôlé  Augmenter les doses jusqu’à obtenir le contrôle
  Exacerbation  Traiter comme exacerbation
(Tableau 4) Décision pour le niveau de contrôle

Conclusion :

Le contrôle de la maladie asthmatique repose sur le contrôle de l’inflammation bronchique.

Les corticoïdes inhalés, base du traitement de fond constituent les médicaments de première intention pour le maintien d’un contrôle adéquat.

En cas de contrôle insuffisant l’action la plus efficiente semble être la prescription au long cours d’un traitement utilisant l’action combinée par voie inhalatrice d’un corticoïde et d’un β-agoniste à longue durée d’action.

Bibliographie :

  1. P. Demoly, P. Godard. Une synthèse surl’épidémiologie de l’asthme Revue française d’allergologie et d’immunologie clinique (2005).
  2. Philippe Godard. Contrôle de l’asthme. Mo- nographie. REV, Prat 2005
  3. Agence Nationale d’Accréditation et d’éva- luation en Santé : Mieux vivre avec son asthme. L’Education thérapeutique pour bien gérer votre asthme au quotidien, ANAES, Paris 2004.
  4. François Jounieaux, Isabelle Tilie-Leblond. Diagnostic de l’asthme chez l’adulte. Monogra- phie REV, Prat 2005
  5. The reality of Asthma Control Study. Chap- man KR. Boulet LP. FitzGerald MJ. Mclvor RA. Zimmerman S. Présentée lors du congrés de l’ATS (American Thoracic Society). San Diego (californie). Mai 2005. American journal of Respiratory and Critical Care Medicine 2005; 171 (Suppl A) ; A 687-679.
  6. Recommandations pour le suivi médical des patients asthmatiques adultes et adolescents. ANAES : rev mal respir 2004,21 :S1-10 www. anaes.fr.
  7. Alain Didier, Laurent Tétu. Strategie théra- peutique dans la prise en charge de l’ashtme. Monographie REV Prat 2005.
  8. ANAES Education thérapeutique de l’enfant asthmatique. REV Pneumol clin 2004,60 :182-7.
  9. GINA Guidelines for the diagnosis and ma- nadjment of asthma 2006
  10. M. angement of Astma: A Guide to the Essen- tials of Good Clinical Practice, Third Edition UICT 2008
  11. GINA Guidelines for the diagnosis and ma- nadjment of asthma 2014
  12. G. INA Guidelines for the diagnosis and ma- nadjment of asthma 2015

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Acute respiratory infections: Main demand for care

L . Baough et N. Zidouni (*) Service de Pneumophtisiologie Matiben CHU Béni-Messous, Alger.

Abstract :

Respiratory symptoms are related to acute respiratory infections (ARI) in about 85% of cases and are the main reason for attending the primary health care services. Acute respiratory infections are mainly due to virus, especially in the upper airway tract. Infections due to bacterial agents are more often located in the lower airway tract. To get a relevant effectiveness for this health care demand, an approach based on a realistic strategy was performed, including an adequate training for the involved practitioners. Overall, the practical approach to lung health (PAL strategy) by general practitioners led to an improvement in the quality of diagnosis of respiratory disorders, fewer secondary investigations and increase medical practice. This strategy can be widely used on primary and even in secondary health care setting in routine conditions

Key words : Acute respiratory infections : respiratory symptoms, health care demand, viral infection, practical approach, lung health

Résumé :

Les symptômes respiratoires sont en rapport avec des infections respiratoires aiguës (IRA) dans près de 85% des cas. Les IRA constituent l’un des principaux motifs de consultation médicale dans la plupart des pays du monde. Les IRA sont principalement causées par des virus particulièrement au niveau des voies aériennes supérieures qui représentent la majorité des cas d’infection respiratoire. L’infection bactérienne  est  plus  rare et affecte surtout le tractus inférieur. Afin de répondre avec efficience à cette  demande  de  soins une  stratégie a été élaborée, incluant une formation adéquate pour les praticiens généralistes. Cette stratégie proposée par l’OMS appelée approche pratique de la santé respiratoire (APSR) repose sur une approche syndromique permettant la prise en charge standardisée des maladies respiratoires les plus fréquentes et notamment les IRA. Cette stratégie a pour but d’améliorer la qualité du diagnostic, de diminuer la demande d’examens complémentaires, et de rationnaliser les prescriptions médicales.

mots clés : infections respiratoires aiguës : symptômes respiratoires, demande de soins, infection virale, approche pratique, santé respiratoire

Introduction :

Les symptômes respiratoires sont en rapport avec des infections respiratoires aiguës (IRA) dans 85% des cas. Celles ci constituent l’un des principaux motifs de consultation médicale dans tous les pays du monde.

L’infection respiratoire aiguë se définit par des manifestions de l’appareil respiratoire (voies aériennes supérieures et inférieures) s’accompagnant de fièvre. Ces symptômes sont d’apparition brutale et durent moins de 15 jours.

Les agents responsables des infections respiratoires aiguës :

Les infections des voies aériennes supérieures sont dans la majorité des cas d’étiologie virale, l’infection bactérienne est généralement secondaire.

Les infections des voies aériennes inférieures ; particulièrement les infections trachéo-bronchiques sont fréquemment dues à des virus ou au mycoplasma pneumoniae. L’infection pulmonaire qui est beaucoup plus rare est d’étiologie bactérienne d’emblée.

L’origine bactérienne des IRA est souvent favorisée par la présence de lésions bronchiques ou pulmonaires préexistantes ou d’une défaillance de l’immunité.

La mise en évidence des agents responsables des IRA est souvent difficile à obtenir. Le traitement repose sur des bases empiriques.

Les agents pathogènes :

1-  Les virus :

Les virus sont la cause de la majorité des infections respiratoires aiguës : 85 % des infections des voies aériennes supérieures et plus de 50% des infections des voies aériennes inférieures

1.1  Les plus fréquemment incriminés sont les myxovirus :

Les myxovirus influenzae = particulièrement le virus grippal est à l’origine des infections des voies aériennes supérieures et inférieures (rhinites, rhinopharyngites, angines, trachéites, bronchites).

Les myxovirus parainfluenzae sont à l’origine des laryngites sus et sous glottique et de bronchiolites.

Le virus respiratoire syncitial (VRS) est l’agent responsable des bronchiolites du nourrisson.

1.2   Les rhinovirus sont responsables de rhinopharyngites chez l’enfant et de rhinites chez l’adulte.

1.3 Les adenovirus sont à l’origine de pharyngites, d’amygdalites et de conjonctivites et parfois de broncho-pneumopathies graves chez l’enfant.

D’autres virus peuvent se localiser sur l’appareil respiratoire : Les virus des viroses éruptives (virus de la rougeole, de la mononucléose infectieuse, de la varicelle, de la rubéole) ces agents sont responsables de rhinopharyngites, angines trachéo-bronchites et de pneumonies.

Certains virus tels que les herpès virus (cytomégalovirus CMV, simplex, virus du zona) les entérovirus (virus cox-sackie A ou B, virus ECHO) sont incriminés dans les IRA du sujet immunodéprimé.

2.  Les bactéries :

2.1. Les plus fréquemment rencontrés dans les surinfections des voies aériennes chez le sujet sain sont les Cocci Gram positifs qui sont :

  • Le pneumocoque ou streptococcus pneumoniae qui est responsable de rhinite, bronchite purulente et de pneumonie alvéolaire
  • Le streptococcoque particulièrement le streptocoque du groupe A est le germe responsable de l’angine aiguë bactérienne.
  • Le staphylocoque doré pathologique est à l’origine d’infections pleuro-pulmonaires particulièrement chez l’enfant plus rarement chez l’adulte immunodéprimé.

2.2.  Les bacilles Gram positifs Corynébactérium :

Diphteriae est un bacille responsable de la dipthérie.

2.3. Les bacilles à Gram négatif :

L’hémophilus influenzae est l’agent le plus fréquemment responsable des surinfections des voies aériennes supérieures chez l’enfant (rhinopharyngite, rhinite, otite) et des voies aériennes inférieures (pneumonie) chez le nourrisson et l’enfant. Chez l’adulte il est à l’origine des surinfections des bronchites, plus rarement de pneumonies.

  • Les entérobactéries sont à l’origine d’infections respiratoires sévères survenant sur des sujets immunodéprimés, ou malades hospitalisés dans des services de soins intensifs ; les germes les plus fréquemment en cause sont le klebsiella pneumoniae (bacille de friandlander), le proteus et l’Escherichia Coli (colibacille).
  • Le Brahamella catarrhalis est un germe de plus en plus incriminé dans les surinfections des bronchopathies chroniques obstructives.
  • Le legionella pneumophila est un bacille Gram négatif ubiquitaire qui provoque des infections pulmonaires sévères chez des sujets à risque (sujet âgé, insuffisant respiratoire, diabétique, insuffisant rénal ou immunodéprimé).

2.4.  Les bactéries intra-cellulaires dites apparentées :

Sont responsables d’IRA dont le tableau clinique ressemble à celui d’une infection virale ; ces bactéries n’onT pas de paroi (seul un antibiotique à action intra cellulaire agit sur ces agents tel qu’un macrolide).

  • Le mycoplasme pneumoniae est à l’origine des bronchites aiguës et de pneumonies interstitielles chez les adultes jeunes vivant en collectivité.
  • Les chlamydias :trois espèces sont responsables d’infections respiratoires aiguës :
  • les chlamydia psittaci agent de la psittacose transmis par les perroquets, perruches et de l’ornithose transmis par les pigeons et les autres oiseaux ; provoquent des pneumonies nterstitielles chez les éleveurs d’oiseaux.
  • Le chlamydia trachomatis est responsable de pneumonie chez l’enfant .
  • Le chlamydia pneumoniae est responsable de bronchites aiguës et rarement de pneumonies .
  • Les coxiella burnetti sont de la famille de Richettsiae et peuvent provoquer des pneumonies interstitielles chez les travailleurs des abattoirs (fièvre Q). Ces agents sont transmis par les tiques des bovidés.

2.5 .Les bactéries anaérobies de la flore endogène anaérobie (flore de Veillon) sont responsables d’infections particulières :

Fusobacterium est responsable de l’angine ulcéro-nécrotique de Vincent . Fusobactérium,   bactéroîdes    fragilis; Peptostreptococcus, Peptococcus Veillonella, actinomyces peuvent être à l’origine de pneumonies par régurgitations qui se compliquent de pleurésies purulentes parfois fétides.

L’identification des bactéries n’est pas indispensable pour le traitement des infections respiratoires aiguës. Par contre elle est utile à la décision thérapeutique dans les infections sévères pulmonaires et pleurales.

Les Symptômes respiratoires : premier motif de consultation dans les services de soins de proximité.

En Algérie, les résultats de différentes enquêtes faites depuis 1980 montrent que les IRA sont fréquentes chez les enfants moins de 5 ans. Elles représentent 40 % des motifs de consultations.

Chez les adultes, elles sont la cause de 20 à 30% des motifs de consultations auprès des services de santé.

Parmi ces infections respiratoires aiguës ; les infections hautes sont les plus fréquentes quel que soit l’âge du patient.

(Tableau n° 1)

Lieu de l’étudeAlgérieAin TayaChéragaAlgérieAlgérie
Année1980 (1)1987 (2)1985-1986 (3)2004 (4)2008-2009 (5)
Groupe d’âge (an)Tous0-1415 ans et plus5 ans et plus
15 ans et plus
Nombre de cas avec Symptômes respiratoires  45.740  13.735  4.106  1.646  1.347
Nombre d’IRA en %3040367080
IRA hautes (%)6976645681
IRA basses(%)3124364419
(Tableau n°1) Fréquence des Infections Respiratoires Aiguës (IRA)   
Lieu de l’étudeAlgérieAin TayaChéragaAlgérieAlgérie
Année1980 (1)1987 (2)1985-1986 (3)2004 (4)2008-2009 (5)
Nombre d’IRA13.7225.4941.4781.1521.077
Infections des voies aériennes supérieures69%76%69%56%59, 3%
Bronchites et Bronchiolites aiguës30,4%17,5%28%43%22,7%
IRA hautes (%)6976645681
Pneumonies et Plèvres0,5%6,5%3%1%0 ,4%
(Tableau n°2) Fréquence relative des IRA selon la topographie diagnostiquées dans les services de santé de proximité

Parmi les infections respiratoires aiguës des voies aériennes inférieures chez l’enfant ; la pneumonie et la bronchiolite aiguë sont en général les plus fréquentes et nécessitent le plus souvent une hospitalisation.

Chez l’adulte, les IRA des voies aériennes inférieures : laryngites, trachéites, bronchites, pneumonies représentent 25 à 30 % de l’ensemble des IRA observées dans les consultations.

Les IRA basses sévères dont les pneumonies et les surinfections des bronchopathies chroniques sont les deux grandes causes d’hospitalisation. (Tableau n°3).

Appareil respiratoireN%N%N%
AntérieurementSainLéséTotal
Nombre de cas d’ IRA9143,212056,8211100
Infection bronchique1 51 5224,6
Pneumonie en foyer(s)48 44 9243,6
Pneumonie interstitielle5 4 94,2
Abcès12 11 2310,9
Pleurésie non purulente16 3 199
Pleurésie purulente et pyopneumothorax9 2 115,2
Lésions pleuro-pulmonaire avec bulles 5 52,3
(Tableau n°3) Les IRA basses de l’adulte hospitalisées dans un service de pneumologie d’Alger (année 2013)

La réponse à cette demande de soins de premier recours

L’approche pratique de la santé respiratoire (Pratical Approach to Lung health ou PAL strategy) proposée par l’OMS (6) a pour objectif de répondre à la demande de soins des malades qui consultent dans les services de base pour symptômes respiratoires. Elle repose sur une approche syndromique permettant la prise en charge standardisée des maladies respiratoires les plus fréquentes entre autre les IRA . Cette approche est hiérarchisée grâce à une meilleure répartition des tâches et à une meilleure coordination entre les services de santé de proximité et les consultations de référence.

Il s’agit donc d’une démarche pratique des soins centrée sur la demande exprimée par les malades.

C’est pourquoi une enquête sur cette nouvelle «Approche Pratique de la Santé Respiratoire» a été réalisée en Algérie en 2004.

Les objectifs de L’Approche Pratique de la Santé Respiratoire étaient d’évaluer comparativement avant et après formation du médecin généraliste :

  • La proportion des malades qui consultent pour symptômes respiratoires, la distribution des différentes maladies respiratoires (infections respiratoires aiguës, maladies respiratoires chroniques, suspicion de tuberculose).
  • La qualité des procédures de diagnostic appliquées et de prescription médicamenteuse, dans les maladies respiratoires entre autres les IRA, conformes ou non aux directives techniques des programmes de santé prioritaires.
  • Identifier les quelques malades atteint d’IRA graves dont l’état nécessite une consultation spécialisée ou des soins d’urgence en milieu hospitalier. Cette étude avait pour but principal d’évaluer l’impact de cette stratégie d’intervention dans 10 unités sanitaires de base d’Algérie auprès des médecins généralistes exerçant dans les structures de soins de premiers recours.

5.216 consultants généraux ont été examinés au cours de l’étude de base. Parmi ces patients 31,6% (1.646 cas) présentaient des symptômes respiratoires.

L’étude d’impact a concerné 5188 patients, dont 31,1% (1.611 cas) présentaient des symptômes respiratoires.

L’impact de l’intervention par la formation des médecins généralistes exerçant dans les structures de soins de proximité Sur l’amélioration du diagnostic étiologique des symptômes respiratoires

La distribution des cas selon le diagnostic retenu par les médecins montre que l’infection des voies aériennes supérieures représente la majorité des diagnostics posés chez les consultants avec symptômes respiratoires aussi bien dans l’étude de base que dans l’étude d’impact respectivement 55,04% et 49,78% des cas.

On note une baisse significative de la fréquence des infections respiratoires aigues des voies aériennes supérieures au cours de l’étude d’impact.

La pneumonie est très rarement retrouvée et constitue moins de 1% des cas diagnostiqués dans les deux études.

(Tableau 4)

 Avant interventionAprès intervention
 Effectif%Effectif%P
Total1.6461001.611100,00 
Maladies respiratoires aiguës     
IRA hautes90655,0480249,780,003
IRA basses, sans pneumonies31118,8931519,550,63
Pneumonies120,7370,430,269
Cas suspects de tuberculose412,49603,72< 0,05
Maladies respiratoires chroniques     
Asthme16910,2724715,33< 0,0001
BPCO311,88372,300,409
Autres MRC*1317,961257,760,832
Autres **452,73181,12< 0.001
 
N. Zidouni, L. Baough, Y. Laid et coll. L’approche pratique de la santé respiratoire en Algérie . Int J TUBERC LUNG DIS 13(8):1029-1037
*mRc : maladies respiratoires chroniques
**Autres : cardiopathie, maladie digestive, psychopathie

Impact sur la demande d’avis spécialisé et d’hospitalisation

La majorité des malades consultants pour symptômes respiratoires sont diagnostiqués et pris en charge au niveau des unités de soins primaires ; les malades référés nécessitant un avis supplémentaire pour un diagnostic et ou une prise en charge constituent 15 % des cas aussi bien dans l’étude de base que dans l’étude d’intervention. Un avis spécialisé a été nécessaire chez 5,59 % des cas dans l’étude de base et 6,46% des cas dans l’étude d’impact.

Peu de malades ont nécessité une hospitalisation parmi les cas référés, cette proportion est plus marquée au cours de l’étude d’impact avec une différence significative (Tableau n°5)

Impact sur la demande des examens complémentaires non indispensable dans la prise en charge des IRA Les examens complémentaires nécessaires au diagnostic concernent peu de malades puisqu’ils ont été demandés dans 10,87% des cas dans l’étude de base et 8,75% des cas dans l’étude d’impact .

Les gains obtenus au cours de l’étude d’impact consistent en une diminution des cas hospitalisés et une baisse importante des examens complémentaires (radiographies , examens de laboratoire et autres examens) (Tableau n°5)

 Etude de baseEtude d’impact  % de variationp
Total1.646100,001.611100,00  
Référence25215,3125015,521,40,8691
Hospitalisation674,07231,43-64,90,000004
Avis spécialisé925,591046,4615,50,2986
Rx du poumon1338,081076,64-17,80,1162
Examens de laboratoire17910,871418,75-19,50,04
Autres examens845,10362,23-56,20,000014
Tableau n°5 Demande d’avis spécialisé
N. Zidouni, L. Baough,Y. Laid et coll. L’approche pratique de la santé respiratoire en Algérie. Int J TUBERC LUNG DIS 13(8) :1029-1037

Impact sur la prescription médicamenteuse : diminution de l’antibiothérapie et des médicaments symptomatiques inutiles dans la prise en charge des infections respiratoires aiguës

 Etude de baseEtude d’impact  % de variationp
Total1646%1611%  
Nombre de patients recevant un médicament au moins1.52592,651.45990,56-2,20,032
nombre de médicaments prescrit chez ces patients2,5 2,3 -7,5<0.000000
Nombre de patients recevant un ATB90154,7477448,04-12,2<0.000000
Nombre d’ATB prescrits parmi ces malades1,029 1,014 -1,50,056644
Antibiothérapie par catégorie de patients recevant un médicament au moins      
IRA hautes564/88363,87481/78461,35-3,90.288
IRA basses76/12262,3077/11964,713,90.698
  MRC44/17325,4342/24517,14-32,60.038902
  Autres41/14228,8736/12329,271,40.944

Autres prescriptions médicamenteuses

Nombre et proportionEtude de baseEtude d’impact% de variationp
Bronchodilatateur18011,8027318,7158,5<0.000000
Corticoïde21213,9026618,3732,10.0009
Expectorant31720,791308,91-57,1<0.000000
Antitussif1278,3315710,7629,20.024
AINS42027,5720213,85-49,7<0.000000
Paracétamol53535,0859941,0617,00.00078
  Aspirine42327,7441628,512,80.638
Antihistaminique17511,481228,36-27,10.0045
  Autres46030,1634023,30-22,70.00023
*p value associé au chi2 de Yate’s
N. Zidouni, L. Baough,Y. Laid et coll. L’approche pratique de la santé respiratoire en Algérie. Int J TUBERC LUNG DIS 13(8):1029-1037

L’Approche Pratique sur la Santé Respiratoire a permis de :

L’Approche Pratique sur la Santé Respiratoire a permis de :

  • Répondre à la demande de soins des malades qui consultent dans les structures de santé de proximité,
  • D’intégrer les activités de santé et de rentabiliser les interventions dans les maladies respiratoires,
  • D’actualiser les connaissances des professionnels de santé,
  • Situer objectivement les charges de morbidité des maladies prévalentes en particulier les infections respiratoires aiguës,
  • Renforcer la coordination entre praticiens généralistes et spécialistes.

Conclusion :

Le diagnostic topographique des IRA et leur prise en charge peut être synthétisée ainsi :

A. Diagnostic topographique des IRA

Voies aériennes supérieures                                                                 Voies aériennes inférieures

Symptômes dominantsDiagnosticSymptômesDiagnostic
dominants
Obstruction nasale avec rhinorrhée aqueuseMoins de 15 jours et contexte épidémique : rhinite aiguë, rhinopharyngite Plus de 15 jours : rhinite allergique ou vasomotrice                  Toux depuis moins de 3 semaines  Bronchite aiguë : toux sèche, douleur thoracique exacerbée par la toux, râles bronchiques
Douleur à la pression des sinus de la face avec œdème périorbitaireSans fièvre : sinusite simple Avec fièvre et écoulement nasal purulent : sinusite suppurée
Douleur à la gorge ; otalgie réflexe, toux sèchePharyngite aiguë : tous âges, gorge rouge, amygdales et tympan d’aspect normal, T° <38°CBronchite aiguë grippale : contexte épidémique, céphalées , myalgies, courbatures, râles bronchiques, T°>38°C
Mal de gorge, dysphagie, otalgie réflexeAngine présumée virale : âge > 20 ans, amygdales rouges avec ou sans vésicules, absence de ganglions cervicaux, T°<38°C
Mal de gorge, dysphagie, otalgie réflexeAngine présumée streptococcique âge > 20 ans, amygdales rouges avec ou sans vésicules, absence de ganglions cervicaux, T°<38°C  Bronchite aiguë suppurée : expectoration purulente
Mal de gorge, dysphagie, otalgie réflexeAngine présumée diphtérique : tous âges, amygdales rouges avec des points blancs, avec ou sans ganglions cervicaux douloureux, T°>38°C
  OtalgieOtite externe : douleur à la mobilisation du tympan, tympan normal en otoscopie Otite moyenne : pas d’écoulement, tympan rouge et bombé Otite moyenne suppurée : présence d’ écoulementPneumonie non sévère : absence de signes de gravité, pas de dyspnée (FR<20/mn), râles crépitants en foyer, T°>38°C
Enrouement, aphonie et/ou dysphonieLaryngite aiguë : pas de dyspnée Laryngite oedémateuse : dyspnée inspiratoire

B. Prise en charge des IRA

Voies aériennes supérieures       

DiagnosticTraitement
  Rhinite aiguëDécongestionnant nasal,   antipyrétiques, humidification des voies aériennes, boissons chaudes Antihistaminiques avec ou sans béclométhasone nasal
Sinusite aiguëDécongestionnant nasal Amoxicilline +- Acide Clavulanique. Clavulanique humidification des voies aériennes, boissons chaudes
Pharyngite aiguëTraitement : désinfection rhinopharyngée, paracétamol ou aspirine, Si symptômes > 3j, pénicilline ou érythromycine
  Angine présumée viraleTraitement : désinfection rhinopharyngée, paracétamol ou aspirine, Si symptômes > 3j, pénicilline ou érythromycine
Angine présumée streptococcique  Traitement : pénicilline ou érythromycine
Angine présumée diphtériqueTraitement : pénicilline ou érythromycine Référer d’urgence en milieu spécialisé (sérothérapie)
  OtalgieDésinfection locale (eau oxygénée ou alcool boriqué) oxacilline si furoncle du conduit auditif externe Antalgiques, amoxicilline +/- Acide Clavulanique, éviter lavage d’oreille
Enrouement, aphonie et/ou dysphonieAntalgiques, humidification des voies aériennes, bronchodilatateur Corticoïdes par voie générale pendant 3 j.

Voies aériennes inférieures

DiagnosticTraitement
  Bronchite aiguëHumidification des voies aériennes, désinfection rhinopharyngée, antitussifs si toux gênante
  Bronchite aiguë grippaleHumidification des voies aériennes, désinfection rhinopharyngée, antitussifs si toux gênante, antalgiques
  Bronchite aiguë suppurée  Amoxicilline ou érythromycine
  Pneumonie non sévère  Amoxicilline, ou amoxicilline-acide clavulanique, ou érythromycine

 

Bibliographie

  1. P. Chaulet, N. Ait Khaled : Enquête sur les infections respiratoires aiguës et la prescription d’antibiotiques dans les unites sanitaires de base en Algérie au cours de l’année 1980 .Rev.Mal.Resp.1982 ; 10:45-52
  2. Enquête collective du service de pédiatrie de Ain Taya .CHU Alger –Est .Professeur J.P.Grangaud Les infections respiratoires aiguës de l’enfant .In rap- port du groupe de travail sur les IRA de l’enfant en milieu pédiatrique .M.R. Rapporteur .Premières Journées Nationales de Pneumophtisiologie Alger , 29-30 mars 1988.
  3. L.Baough : Les infections respiratoires aiguës dans la population du secteur sanitaire de Cheraga de 1985 à 1986 Thèse D.E.M.S,Alger 1989 322 p.
  4. N.Zidouni,L.Baough,Y.Laid et coll.L’approche pratique de la santé respiratoire en Algérie . Int J TUBERC LUNG DIS 13(8):1029-1037
  5. S.Ali Halassa : Impact de l’Approche Pratique de la Santé Respiratoire sur le fonctionnement des services de contrôle de la tuberculose et les maladies respiratoires. Thèse D.E.M.S,Alger 2014 215 p.
  6. Pratical Approach to Lung Health Manual on initiating Pal implementation, WHO/HTM/TB/2008.410; WHO/NMH/CHP/CPM/08.02

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Therapeutic index

Vous trouverez ci-dessous un index thérapeutique reprenant les molécules et classes thérapeutiques citées dans les articles de ce numéro, avec pour chaque molécule (s) les noms commerciaux correspondant, ainsi que les dosages et présentations disponibles en Algérie.

Sauf erreur ou omission bien involontaire de notre part, nous pensons avoir été exhaustif, mais si ce n’était pas le cas, merci d’avoir l’amabilité de nous le signaler à l’adresse suivante : r[email protected]

les Antidpresseurs : 
Tricycliques : 1. Amitriptyline :
Nom de marqueFormeDosage
AmatrilineSolution buvable en gouttes4% (40 mg/ml)
AmitriptylineSolution buvable en gouttes4% (40 mg/ml)
AmyzolComprimé25 mg
AnxiolSolution buvable en gouttes4% (40 mg/ml)
AtrylineComprimé enrobé25 mg, 50 mg
AtrylineGouttes buvables4% (40 mg/ml)
Deprestat LpMicrogranules LP en gélule25 mg
GeroxylSolution buvable en gouttes4% (40 mg/ml)
IsoptylSolution buvable en gouttes4% (40 mg/ml)
LaroxyComprimé pelliculé25 mg, 50 mg
MitrilComprimé25 mg
MitrilSolution buvable en gouttes4% (40 mg/ml)
Mitril 50Comprimé50 mg
TriptamylSolution buvable4% (40 mg/ml)
UptonicComprimé enrobé25 mg, 50 mg
  2. Clomipramine :  
Nom de marqueFormeDosage
AnafranilSolution injectable25 mg/2 ml
AnafranilComprimé enrobé10 mg, 25 mg, 75 mg
ClofranilComprimé25 mg
ClonaprimeComprimé pelliculé10 mg, 25 mg
ClonaprimeComprimé pelliculé sécable75 mg
CronilDRG.10 mg, 25 mg, 75 mg
TrianilComprimé25 mg
SNRI : 1- Duloxétine :  
Nom de marqueFormeDosage
DuloxMicrogranules en gélule .30 mg, 60 mg
CymbaltaGélule gastro-résistant30 mg, 60 mg
CyacetineGélule à microgranules gastr-résistant60 mg
  2- Venlafaxine :  
Nom de marqueFormeDosage
AvisineGélule LP37,5 mg, 75 mg
Effexor LpGélule LP37,5 mg
FlaxyneGélule LP37,5 mg, 75 mg
VenexorComprimé37,5 mg, 75 mg
Venlafaxine GeberGélule LP37,5 mg, 75 mg
  Les Antiépileptiques :  
α 2 δ ligands : 1- Gabapentine :  
Nom de marqueFormeDosage
GabatrexGélule300 mg, 400 mg
NeuralginGélule300 mg
  2- Prégabaline :  
Nom de marqueFormeDosage
LyricaGélule25 mg, 30 mg
NeuricaGélule50 mg, 75 mg, 150 mg
PregabaGélule25 mg, 50 mg, 150 mg, 300 mg
Pregabaline BekerGélule50 mg, 150 mg, 300 mg
Pregabaline LdmGélule50 mg, 150 mg, 300 mg
PrericaGélule50 mg, 150 mg
RegabGélule50 mg, 75 mg, 150 mg, 300 mg
RicabalineMicrogranules en gélule50 mg, 300 mg
RicabalineGélule150 mg

Bloqueurs des canaux sodiques :

1-Oxcarbazépine:

Nom de marqueFormeDosage
TrileptalComprimé pelliculé150 mg

Bloqueurs des canaux sodiques :

2.Carbamazépine:

Nom de marqueFormeDosage
AzepalComprimé200 mg
BiomazineComprimé200 mg
CarbatolComprimé200 mg
CarbazineComprimé200 mg
CarbimolComprimé pelliculé200 mg
EptolComprimé200 mg
Carbimol LpComprimé pelliculé sécable LP400 mg
NeupaxComprimé sécable200 mg
NeupaxSuspension buvable20 mg/ml
NeurozepineComprimé sécable200 mg
NovacarbinComprimé200 mg
TaverComprimé200 mg
TegretolComprimé sécable200 mg
TegretolSuspension buvable100 mg/5ml
Tegretol LpComprimé pelliculé sécable LP400 mg
Zeptol 200Comprimé200 mg
Zeptol Cr 400Comprimé LP400 mg
  3- Lamotrigine :  
Nom de marqueFormeDosage
AmitralComprimé dispersible5 mg, 25 mg, 100 mg
AmotridalComprimé dispersible5 mg, 25 mg, 50 mg, 100 mg
LamitorComprimé dispersible5 mg
LamogineComprimé sécable25 mg, 50 mg, 100 mg
Lamotrigine BekerComprimé dispersible25 mg, 100 mg
  4- Topiramate :  
Nom de marqueFormeDosage
EpitomaxGélule15 mg
EpitomaxComprimé pelliculé200 mg
RepanideComprimé enrobé25 mg, 50 mg, 100 mg
  5- Clonazepam :  
Nom de marqueFormeDosage
ClonaComprimé2 mg
ClonaSolution buvable en gouttes2,5 mg/ML
NovatrilComprimé2 mg
RivomedComprimé sécable2 mg

les opioides :

1/Tramadol :

Nom de marqueFormeDosage
DolexGélule50 mg
DoltramGélule50 mg
DoltramComprimé enrobé LP100 mg, 150 mg, 200 mg
DuofemGélule50 mg
SupramadolGélule50 mg
TramadisGélule50 mg
TramadisSolution injectable IV50mg/ml (100 mg/2ml)
Tramadol LsGélule50 mg
Tramadol LsSuppositoire100 mg
Tramadol NovagenericsGélule50 mg
Tramadol SandozGélule50 mg
TramalGélule50 mg
TramexGélule50 mg
TramgesicSolution injectable50 mg/ml (100 mg/2ml)
ZodidGélule50 mg
  Glucagon :  
Nom de marqueFormeDosage
GlucagenLyophilisat et solvant pour usage parentéral SC/IM/IV1 mg/ml
Glucagen HypokitSeringue prete1 mg
  les Antithrombotiques :  
les Antiagrégants : 1. Acide acétyl salicylique :  
Nom de marqueFormeDosage
AcepralComprimé500 mg
Acepral-LPoudre pour solution buvable en sachet160 mg/sachet-dose (288 mg/sachet acetylsalicylate de dl lysine)
ActocylComprimé sécable80 mg
Asiapirine 81Comprimé pelliculé gastro-résistant81 mg
AspalgineComprimé sécable81 mg
AspecComprimé sécable100 mg
Aspevasc 100Comprimé100 mg
AspicardComprimé enrobé gastr-résistant81 mg
Aspirine BekerComprimé500 mg
Aspirine BioticComprimé100 mg
Aspirine BioticComprimé sécable160 mg
Aspirine CardioComprimé100 mg
AsprocardComprimé enrobé gastr-résistant81 mg
GeasperiqueComprimé100 mg
GeaspiriqueComprimé sécable500 mg
Kardegic 75MgPoudre pour solution buvable en sachet75mg/sachet** (135mg/sach. acetylsalicylate de dl lysine)
Kardegic 160MgPoudre pour solution buvable160mg/sachet** (288mg/sachet acetylsalicylate de dl lysine)

Les Thiénopyridines :

2. Clopidogrel :

ClodipralComprimé pelliculé75MG
Clopidogrel LdmComprimé pelliculé75 mg
Clopidogrel NovagenericsMicrogranules En Gles75 mg
DazilComprimé pelliculé75 mg
ClopivalComprimé pelliculé75 mg
ClopixComprimé75 mg
CloplavComprimé enrobé75 mg
PidogrelComprimé pelliculé75 mg
PlagrelComprimé enrobé75 mg
PlavixComprimé pelliculé75 mg
PravasorComprimé pelliculé75 mg
  3/Ticlopidine :  
Nom de marqueFormeDosage
TiclidComprimé pelliculé250 mg
  Les Prostaglandines : 4. Alprostadil :  
Nom de marqueFormeDosage

les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC):

1.Ramipril:

Nom de marqueFormeDosage
RaminormComprimé5 mg, 10 mg
Ramipril BekerComprimé sécable2,5 mg, 5 mg, 10 mg
Ramipril IvalComprimé sécable2,5 mg, 5 mg
Ramipril WinthropComprimé sécable2,5 mg; 5 mg, 10 mg
RamitecGélule2,5 mg, 5 mg
RamitecComprimé quadridispersible10 mg,
ReniprilComprimé sécable1,5 mg, 2,5 mg, 5 mg, 10 mg
TriampexGélule2,5 mg, 5 mg
TriatecComprimé sécable2,5 mg, 5 mg, 10 mg
TriatecComprimé1,25 mg
  les Vasoactifs :  
1/ Buflomedil (Fonzylane 300) 2. Extrait de Gingo Biloba :  
Nom de marqueFormeDosage
TanakanSolution buvable40 mg/ml
TanakanComprimé40 mg
3/Naftidrofuryl 
Nom de marqueFormeDosage
NaftileneGélule100 mg
PraxileneGélule100 mg
Naftiretard LpGélule à microgranules LP200 mg
PraxileneComprimé pelliculé200 mg
  les antidiabétiques : 1/Metformine :  
Nom de marqueFormeDosage
Diabamine BglComprimé pelliculé500 mg, 850 mg, 1000 mg
DiaguanidComprimé pelliculé850 mg
DiaguanidComprimé pelliculé sécable1000 mg
GlucoformineComprimé pelliculé500 mg, 850 mg
GlucoformineComprimé pelliculé sécable1000 mg
GluconadComprimé pelliculé850 mg
Glucophage 850Comprimé pelliculé850 mg
GlucotacComprimé pelliculé850 mg
Metfor 850Comprimé pelliculé850 mg
MetforalComprimé pelliculé sécable850 mg
Metforal 1000Comprimé pelliculé sécable1000 mg
Metformine ZentivaComprimé pelliculé850 mg, 1000 mg
NexecorComprimé pelliculé500 mg, 850 mg, 1000 mg
NovoformineComprimé pelliculé500 mg, 850 mg, 1000 mg
PhysiophormineComprimé pelliculé500 mg, 850 mg, 1000 mg

2/les Sulfamides hypoglycémiants :

Glibenclamide :

Nom de marqueFormeDosage
DiabenilComprimé sécable2,5 mg, 5 mg
GlibencrovisComprimé sécable2,5 mg
Hemi-DaonilComprimé sécable2,5 mg
MiglucanComprimé2,5 mg
DaonilComprimé sécable5 mg
GlibilComprimé5 mg
GluconilComprimé5 mg
Gliclazide :  
Nom de marqueFormeDosage
DiaphagComprimé80 mg
DiamicronComprimé LM30 mg
Glazidal LpMicrogranules LP en gélule30 mg
Gliclazide BglComprimé pelliculé LM30 mg
GlicronComprimé pelliculé LM30 mg
  Glipizide :  
Nom de marqueFormeDosage
NAZIDComprimé5 mg
  Glimépiride :  
Nom de marqueFormeDosage
Amapiride HupComprimé sécable1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg
AmarelComprimé1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg
AmarelComprimé sécable6 mg
Glimepiride BekerComprimé sécable2 mg, 3 mg, 4 mg
Glimepiride IvalComprimé sécable1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg
Glimepiride LdmComprimé sécable2 mg
Glimepiride WinthropComprimé1 mg
Glimepiride WinthropComprimé sécable2 mg, 3 mg, 4 mg
GlimicareComprimé sécable1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg, 6 mg
GlorionComprimé sécable1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg, 6 mg
GludosinComprimé sécable1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg
Irys 1MgComprimé pelliculé sécable1 mg
Irys 2MgComprimé pelliculé sécable2 mg
Irys 3MgComprimé pelliculé sécable3 mg
Irys 4MgComprimé pelliculé sécable4 mg
IrysComprimé pelliculé sécable6 mg
LavidaComprimé1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg
LavidaComprimé sécable6 mg
PiramylComprimé sécable1 mg, 3 mg, 4 mg
PiramylComprimé2 mg
RozemideComprimé sécable1 mg, 2 mg, 3 mg, 4 mg
  3/les Glinides : Répaglinide :  
Nom de marqueFormeDosage
DiabenormComprimé0,5 mg, 1 mg, 2 mg
DiaglinideComprimé0,5 mg, 1 mg,2 mg
GlinixComprimé0,5 mg, 1 mg, 2 mg
GlycenormComprimé0,5 mg, 1 mg, 2 mg
NovonormComprimé0,5 mg, 1 mg, 2 mg
Repaglinide GlComprimé2 mg

4/les Inhibiteurs de l’alpha glucosidase :

Acarbose :

Nom de marqueFormeDosage
GlucobayComprimé50 mg
GlucobayComprimé sécable100 mg
GluconovaComprimé50 mg
GlyacarbComprimé50 mg
  5/ Les Incrétines :  
les Inhibiteurs de la DPP-4 :  
Sitgliptine :  
Nom de marqueFormeDosage
FlutineComprimé pelliculé100 mg
GlysaviaComprimé pelliculé100 mg
JanuviaComprimé pelliculé100 mg
  Les Analogues de la GLP-1 :  
Liraglutide :  
Nom de marqueFormeDosage
VictozaSolution injectable S/C en stylo prérem- pli multidose6 mg/ml
  les Antihypertenseurs :  
les IEC :  
1/Captopril :  
Nom de marqueFormeDosage
Captopril LSComprimé sécable25 mg, 50 mg
SaiprilComprimé25 mg, 50 mg
TensoprelComprimé quadridispersible25 mg
TensoprelComprimé sécable50 mg
  2/Lisinopril :  
Nom de marqueFormeDosage
JaceComprimé enrobé5 mg, 10 mg, 20 mg
  3/Périndopril :  
Nom de marqueFormeDosage
CoversylComprimé pelliculé sécable5 mg
CoversylComprimé pelliculé10 mg

4/Enalapril:

Nom de marqueFormeDosage
AngioprilComprimé5 mg, 20 mg
AngiotecComprimé5 mg, 20 mg
CorprilorComprimé sécable5 mg, 20 mg
EnalaprilComprimé sécable20 mg
Enalapril MylanComprimé sécable5 mg, 20 mg
Enalapril WinthropComprimé sécable20 mg
LasyteqComprimé20 mg
PrilenapComprimé5 mg, 20 mg
RenitecComprimé sécable5 mg, 20 mg
  5/ Quinapril :  
Nom de marqueFormeDosage
AcuitelComprimé enrobé sécable5 mg
  6/Ramipril :  
Nom de marqueFormeDosage
RaminormComprimé5 mg, 10 mg
Ramipril BekerComprimé sécable2,5 mg, 5 mg, 10 mg
Ramipril IvalComprimé sécable2,5 mg, 5 mg
Ramipril WinthropComprimé sécable2,5 mg, 5 mg, 10 mg
RamitecGélule2,5 mg, 5 mg
RamitecComprimé quadridispersible10 mg
ReniprilComprimé sécable1,25 mg, 2,5 mg, 5 mg, 10 mg
TriampexGélule2,5 mg, 5 mg
TriatecComprimé1,25 mg
TriatecComprimé sécable2,5 mg, 5 mg, 10 mg

les ARA II :

1/Candesartan :

Nom de marqueFormeDosage
AtabekComprimé sécable8 mg, 16 mg
AtacandComprimé sécable4 mg
Blopress 16mgComprimé sécable16 mg
Blopress 8mgComprimé sécable8 mg
CanderaxComprimé sécable8 mg, 16 mg
Cardaxel BGLComprimé sécable8 mg, 16 mg
SarcandComprimé4 mg, 8 mg, 16 mg
SartixComprimé pelliculé sécable8 mg, 16 mg

2/Irbesartan:

Nom de marqueFormeDosage
AprivalComprimé pelliculé150 mg, 300 mg
AprosartComprimé150 mg, 300 mg
AprovelComprimé pelliculé150 mg, 300 mg
Aradex 150Comprimé sécable150 mg
Aradex 300Comprimé300 mg
AravelComprimé pelliculé150 mg, 300 mg
IrbacComprimé pelliculé150 mg
IrbekComprimé150 mg, 300 mg
IrbevelComprimé pelliculé150 mg, 300 mg
IrovelComprimé pelliculé150 mg, 300 mg
LatensiaComprimé sécable150 mg
ZibratComprimé pelliculé150 mg, 300 mg
  3/Losartan :  
Nom de marqueFormeDosage
AngizarComprimé pelliculé sécable50 mg
BektalComprimé pelliculé sécable50 mg
BektalComprimé pelliculé100 mg
HysartanComprimé pelliculé sécable50 mg, 100 mg
Losartan LDMComprimé pelliculé sécable50 mg
Losartan LDMComprimé pelliculé100 mg
Lozartan GEOComprimé pelliculé25 mg
NortaComprimé pelliculé sécable50 mg
Norta FortComprimé pelliculé sécable100 mg
  4/Olmesaran :  
Nom de marqueFormeDosage
OlmetecComprimé pelliculé10 mg, 20 mg, 40 mg
  5/Telmisartan :  
Nom de marqueFormeDosage
TelmidisComprimé40 mg
MicardisComprimé40 mg, 80 mg
6/Valsartan :  
Nom de marqueFormeDosage
ArbitanComprimé pelliculé80 mg, 160 mg
Reta 160Comprimé pelliculé160 mg
Reta 80Comprimé pelliculé sécable80 mg
SartegComprimé pelliculé80 mg, 160 mg, 320 mg
TaregComprimé pelliculé80 mg, 160 mg
Valaclor 40Comprimé pelliculé40 mg
Valaclor 80Comprimé pelliculé80 mg
Valaclor 160Comprimé pelliculé160 mg
ValastanComprimé pelliculé80 mg, 160 mg
Valex 80Comprimé pelliculé sécable80 mg
Valex 160Comprimé pelliculé160 mg
ValsanComprimé pelliculé80 mg, 160 mg
ValsartalComprimé pelliculé sécable80 mg, 160 mg
Valsartan LDMComprimé pelliculé sécable80 mg, 160 mg
ValsisComprimé pelliculé sécable80 mg, 160 mg
VestagComprimé pelliculé80 mg, 160 mg
  les Diurétiques : 1/Hydrochlorothiazide :  
Nom de marqueFormeDosage
HydrexComprimé sécable25 mg
  2/Indapamide :  
Nom de marqueFormeDosage
Adex LPComprimé pelliculé LP1,5 mg
Fludex LPComprimé pelliculé LP1,5 mg
FlumideComprimé pelliculé LP1,5 mg
Indapamide BekerComprimé pelliculé LP1,5 mg
NatrixalComprimé pelliculé LP1,5 mg
  3/Furosémide :  
Nom de marqueFormeDosage
Furozal FaibleComprimé20 mg
Furosemide ArrowComprimé sécable20 mg
LasilixComprimé20 mg
Furosemide HupComprimé sécable40 mg
Furosemide IvalComprimé sécable40 mg
FurozalComprimé sécable40 mg
FurosanComprimé sécable500 mg

les Inhibiteurs des canaux calciques :

1/Nifédipine:

Nom de marqueFormeDosage
AdipineComprimé10 mg

2/Amlodipine:

Nom de marqueFormeDosage
AmlibonComprimé5 mg, 10 mg
Amlodipine ZentivaComprimé5 mg
Amlodipine ZentivaComprimé sécable10 mg
AmlodalComprimé sécable10 mg

les statines :

Simvastatine:

Nom de marqueFormeDosage
Kolestinecomprimé pelliculé40 mg
Kolestine 20comprimé pelliculé20 mg
Liponormcomprimé pelliculé sécable20 mg
Simvacorcomprimé pelliculé sécable20 mg
Simvacorcomprimé pelliculé40 mg
Simvacorcomprimé enrobé10 mg
Simvastalcomprimé pelliculé sécable20 mg
Simvastatine Biocaregélule à microgranules20 mg
Simvastatine Ldmcomprimé pelliculé sécable20 mg, 40 mg
Simvastatine Winthropcomprimé pelliculé20 mg
Sivacorcomprimé pelliculé20 mg
Socobcomprimé pelliculé sécable20 mg
Socobcomprimé enrobé40 mg
Vastacomprimé enrobé20 mg
Vastacomprimé pelliculé10 mg
Zostinecomprimé pelliculé20 mg, 40 mg

Fluvastatine:

Nom de marqueFormeDosage
Colestor LpComprimé Pelliculé LP80 mg
ColestorGélule40 mg
Fluvastatine LdmGélule40 mg
LescolGélule40 mg
Cored XlComprimé Pelliculé LP80 mg
Fluvacol LpComprimé Pelliculé LP80 mg
Lescol XlComprimé Pelliculé LP80 mg
Fluvastatine LdmComprimé Pelliculé80 mg
3/Rosuvastatine :  
Nom de marqueFormeDosage
CresovastComprimé Pelliculé20 mg
CrestorComprimé Pelliculé5 mg, 10 mg, 20 mg
SuperstatComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg
  4/Atorvastatine :  
Nom de marqueFormeDosage
ArovanComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg, 40 mg, 80 mg
Ator 10mgComprimé Pelliculé Sécable10 mg
Ator 20mgComprimé Pelliculé20 mg
Ator 40mgComprimé Pelliculé Sécable40 mg
AtorComprimé Pelliculé80 mg
Atorin 10mgComprimé Pelliculé10 mg
Atorin 20mgComprimé Pelliculé20 mg
Atorin 40mgComprimé Pelliculé40 mg
Atorin 80mgComprimé Pelliculé80 mg
Atorvastatine GeberGélule10 mg, 20 mg, 40 mg
Atorvastatine IvalComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg, 40 mg
Atorvastatine MmComprimé Pelliculé10 mg
Atorvastatine NovagenericsComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg, 40 mg, 80 mg
AtovalComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg
Lipodar 10Comprimé Pelliculé10 mg
Lipodar 20Comprimé Pelliculé20 mg
LipostatineComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg
TahorComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg, 40 mg
TardenComprimé Pelliculé10 mg
TardenComprimé Pelliculé Sécable20 mg, 40 mg
TeolarComprimé Pelliculé10 mg, 20 mg, 40 mg, 80 mg
TorvastComprimé10 mg, 20 mg
TorvastComprimé Pelliculé40 mg, 80 mg
Vaskol 10Comprimé Pelliculé10 mg
Vaskol 20Comprimé Pelliculé20 mg
  5/Pravastatine :  
Nom de marqueFormeDosage
PrasivastComprimé10 mg, 20 mg, 40 mg
les Insulines : 
Dénomination commune internationleNom de marqueFormeDosage
Insuline Rapide HumaineActrapid Hm PenfillSolution Injectable100 ui/ml
Insuline Humaine RapideInsuman RapidSolution Injectable100 ui/ml
Insuline Rapide HumaineUmuline RapideSolution Injectable100 ui/ml
  Insuline Humaine Intermediaire Monophasique  Insulatard Hm Penfill  Solution Injectable  100 ui/ml
  Insuline Humaine Intermediaire Biphasique  Mixtard 30 Hm Penfill  Solution Injectable  100 ui/ml
Insuline Humaine / Insuline Humaine Isophane 30%/70%  Umuline Profil 30  Solution Injectable  100 ui/ml
Insuline Humaine IsophaneInsudal BasalSolution Injectable100 ui/ml
Insuline IsophaneInsulatard HmSolution Injectable100 ui/ml
Insuline Humaine IsophaneInsuman BasalSuspension Injectable En Flacon100 ui/ml (3,5 mg/ml)
Insuline Humaine (Rdna) IsophaneJusline NSuspension Injectable Sc100 ui/ml
Insuline Humaine IsophaneUmuline NphSuspension Injectable Sc/Im100 ui/ml
Insuline Humaine MonocomposeeActrapid HmSolution Injectable100 ui/ml
Insuline LisproHumalog 100Solution Injectable Sc/Iv En100 ui/ml (3,5 mg/ml)
 Cartouche Pour Stylo 
Insuline Intermediaire Biphasique / Insuline Humaine Rapide /                                                                                  Umuline Profil 30 Intermediaire 30%/70%  Solution Injectable  100 ui/ml
  Insuline Humaine Biogenetique Rapide                    Insudal Rapid  Solution Injectable  100 ui/ml
  Insuline Humaine Biogenetique Rapide                                                                                   Insuman Rapid  Solution Injectable  100 ui/ml
Insuline Humaine (Rdna) Rapide                              Jusline RSolution Injectable Sc100 ui/ml
Insuline Humaine Rapide                                                                                   Umuline RapideSolution Injectable Im/Sc100 ui/ml
Insuline Humaine / Insuline                                      Insudal Comb 25  Solution Injectable  100 ui/ml
Insuline Humaine 25% / Insuline Humaine                                                                                   Insuman Comb 25  Suspension Injectable Sc En Flacon  100 ui/ml (3,5 mg/ml)
Insuline Humaine 25% / Insuline Humaine                                                                                   Insuman Comb 25  Solution Injectable  100 ui/ml
Insuline Humaine Isophane                                                                                   Insuman BasalSolution Injectable100 ui/ml
  Insuline Glulisine  Apidra SolostarSuspension Injectable Sc En Stylo Prérempli  100 ui/ml (3,49 mg/ml)
Insuline LisproHumalog KiwikpenSuspension Injectable Sc En Stylo Prérempli100 ui/ml (3,5 mg/ml)
Insuline Lispro 25% / Insuline Lispro Protamine 75%Humalog Mix 25 KiwikpenSuspension Injectable Sc En Stylo Prérempli100 ui/ml (3,5 mg/ml)
Insuline Lispro 50% / Insuline Lispro Protamine 50%Humalog Mix 50 KiwikpenSuspension Injectable Sc En Stylo Prérempli100 ui/ml (3,5 mg/ml)

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Address book of Diabetic Centers (MD) or Polyclinics serving as MD in Algeria.

Chers Confrères,

Le prochain numéro de la revue El Hakim sera consacré à la santé de la femme, et la rubrique Carnet d’adresses présentera donc la liste des principales maternités et cliniques d’accouchement. Nous vous invitons à signaler dès à présent celles de votre ville ou votre région pour vous assurer qu’elles soit mentionnées. Merci de votre contribution.

Il existe encore d’autres « Maisons du diabétique » dans d’autres villes du pays (comme celles que nous listons ci dessous). Nous n’avons hélas pas les adresses exactes. Merci de nous écrire si vous avez des informations plus précises, nous les publierons dans le prochain numéro

Congrès nationaux du 1er juin au 31 décembre 2016 – Algérie

Congrès internationaux du 1er juillet au 31 décembre 2016

Congrès internationaux du 1er juillet au 31 décembre 2016

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Advice for patients Sport and physical activity Diabetes (type 1 or 2)

Rédaction El Hakim

En pratiquant un sport régulièrement ou une activité physique régulière, on maintient le muscle du cœur (et l’organisme tout entier) dans un entraînement régulier. Entraîné, le cœur a un meilleur rendement. Il est plus efficace, bat plus lentement (les grands cyclistes ont un pouls à 40-45 battements par minute), se fatigue moins et s’adapte mieux aux demandes de l’organisme. De plus, lors d’un exercice physique, une quantité im- portante de sucre est brûlée par le muscle, l’action de l’insuline s’en trouve améliorée.

Rédaction El Hakim

En pratiquant un sport régulièrement ou une activité physique régulière, on maintient le muscle du cœur (et l’organisme tout entier) dans un entraînement régulier. Entraîné, le cœur a un meilleur rendement. Il est plus efficace, bat plus lentement (les grands cyclistes ont un pouls à 40-45 battements par minute), se fatigue moins et s’adapte mieux aux demandes de l’organisme. De plus, lors d’un exercice physique, une quantité im- portante de sucre est brûlée par le muscle, l’action de l’insuline s’en trouve améliorée.

Quels types d’activités physique ou sportives?

Aucune pratique sportive n’est en théorie interdite, et certains diabétiques sont des sportifs de haut ni- veau. Mais tout le monde n’a pas la même constitution ! Certaines activités seront à éviter ou à privilégier en fonction de votre profil. C’est une question de bon sens. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin. D’une manière générale, on recommande les activités douces ou d’endurance dans lesquelles les muscles ont toujours assez d’oxygène pour brûler le glucose : natation, gymnastique, marche soutenue (30 minutes entre 4 et 6 km/h)…), footing, vélo, etc. Le squash, le tennis où le foot- ball, en revanche, demandent des efforts parfois brutaux et obligent l’organisme à aller au bout de lui-même (on parle d’exercice en anaérobie, car il n’y a plus assez d’oxygène pour brûler le sucre).

Faut-il manger lorsqu’on s’entraîne ?

Il est rarement nécessaire de manger en cours d’effort, no- tamment en ce qui concerne le diabète non insulinodépen- dant. Faire des repas équilibrés et prendre quelques encas vous apportera suffisamment d’énergie. Si vous êtes sous insuline ou sous traitement hypoglycémiant, prenez avec vous quelque chose qui puisse faire monter votre glycémie rapidement en cas de besoin, par exemple des comprimés de glucose, des bonbons durs ou des fruits. Attendez pour y avoir recours, de ressentir les symptômes d’hypoglycémie.

Test d’intensité :

Pour évaluer l’intensité de l’effort en cours, essayez de par- ler ou de chanter. Si vous pouvez parler sans essoufflement,

Quels sont les bienfaits du sport et de l’activité physique sur le diabète ?

Il serait trop long ici d’en expliquer tous les effets, mais citons quelques exemples :

  • Baisse de la pression artérielle
  • Amélioration de l’insulino-sensibilité (et donc, effet sur l’équilibre glycémique)
  • Diminution des graisses abdominales
  • Diminution du mauvais cholestérol (LDL)
  • Augmentation du bon cholestérol (HDL)
  • Éffets directs sur le psychisme et le physique (sentiment de mieux-être général)

Des bénéfices sur le long terme

Pendant un exercice physique, pour répondre à la demande en énergie et en oxygène des muscles, le cœur active sa pompe et envoie le sang dans les artères et les vaisseaux. L’augmentation du débit sanguin dilate les vais- seaux, entraînant une « oxygénation » du corps et des organes. Si elle est régulière, cette opération contribue à maintenir l’élasticité des artères, elle permet une bonne irrigation des organes.

Aucune pratique sportive n’est en théorie interdite, et certains diabétiques sont des sportifs de haut ni- veau. Mais tout le monde n’a pas la même constitution ! Certaines activités seront à éviter ou à privilégier en fonction de votre profil. C’est une question de bon sens. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin. D’une manière générale, on recommande les activités douces ou d’endurance dans lesquelles les muscles ont toujours assez d’oxygène pour brûler le glucose : natation, gymnastique, marche soutenue (30 minutes entre 4 et 6 km/h)…), footing, vélo, etc. Le squash, le tennis où le foot- ball, en revanche, demandent des efforts parfois brutaux et obligent l’organisme à aller au bout de lui-même (on parle d’exercice en anaérobie, car il n’y a plus assez d’oxygène pour brûler le sucre).

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Medical-pharmaceutical news

Pour éviter une interaction médicamenteuse, le pharmacien «deuxième mémoire» du médecin

ALGER – 28 mai 2016 – Le pharmacien doit réfléchir plusieurs fois avant de remettre un médicament à un malade, comme il doit impérativement être la « deuxième mémoire » du médecin afin d’éviter une interaction médicamenteuse, a déclaré samedi le président de la Société algérienne de pharmacie (SAP), Farid Benhamdine.

Dans une déclaration à la presse en marge de la 25ème journée pharmaceutique nationale, M. Benhamdine a précisé que cette rencontre se veut une « sonnette d’alarme » sur le danger que peut causer un médicament s’il n’est pas pris dans les normes.

« Nous avons choisi le thème + Interactions médicamenteuses + pour leurs méfaits sur les malades, mais surtout pour attirer l’attention sur la formation des prescripteurs des médicaments et des médecins en activité », a indiqué le président de la SAP. Il a appelé dans ce cadre, les personnes concernées à bien «réflé- chir » avant de prescrire deux médicaments simultanément, car une interaction médicamenteuse doit être suspectée dès l’asso- ciation, a-t-il dit, de deux médicaments.

un nombre élevé de médicaments prescrits augmentent le risque d’interaction

« Le risque d’interaction augmente avec le nombre de médica- ments prescrits. Il est multiplié par trois au-delà de quatre médi- caments», a-t-il averti.

Pour lui, il est impérativement important que la réflexion chez le médecin et le pharmacien se transforme en un «réflexe systématique ».

Selon M. Benhamdine, le pharmacien doit bénéficier d’une très grande formation dans ce domaine, car, a-t-il dit, « il n’est pas normal de délivrer des traitements aux malades même ceux qui sont délivrés sans ordonnance sans leurs poser systématique- ment des questions en relation avec leurs antécédents médicaux et leurs traitements en cours, ou alors sur leur maladie chronique ».

Il a, à ce propos, rappelé qu’un taux de 58% d’appel au Centre antipoison enregistré en 2009 a concerné les interactions médi- camenteuses contre 9% ayant relation avec les détergents.

Le président de la SAP a indiqué en outre, que « la prescription d’un médicament n’est jamais un geste anodin. Outre l’indica- tion, le bon choix de la substance, la posologie et la durée du traitement, il faut également se poser la question des éventuelles interactions médicamenteuses ou alimentaires ».

Par ailleurs, représentant le ministère de la Santé, le directeur général de la pharmacie Hafed Hamou, a estimé que « le médi- cament est aussi un des facteurs essentiels qui influe directement sur la santé de la population, et qui demande un encadrement particulier ».

Il a considéré que la dynamisation des pharmaciens est plus que jamais nécessaire pour la rationalisation de la consommation des médicaments et surtout la diffusion de l’éducation sanitaire auprès des différentes catégories de la société. APS

Complication du diabète en nette augmentation : La CNAS s’engage dans la prévention du pied diabétique

22 Juin 2016 – Ce programme de prévention concerne, entre autres, le pied diabétique qui constitue l’une des plus impor- tantes complications du diabète.

La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs (CNAS) s’engage dans la lutte contre le diabète et ses compli- cations. Une campagne nationale de prévention des complica- tions du diabète a été lancée durant ce mois de Ramadhan et dans ce sillage une journée de sensibilisation a été organisée hier en collaboration avec l’Office national d’appareillages et d’accessoires pour personnes handicapées (ONAAPH), en pré- sence des directeurs d’agence, des sous-directeurs de contrôle médical, des médecins conseils ainsi que des cellules d’écoute et communication.

Une journée qui s’inscrit également, selon le directeur général de la CNAS Tidjani Haddam, dans la nouvelle stratégie déve- loppée par la Caisse afin de mettre en place des mécanismes de prévention pour lutter contre cette maladie grave et ses complications, dont les coûts de prise en charge augmentent d’année en année. «Il est aujourd’hui impératif d’intervenir en amont pour réduire ces complications néfastes sur la santé de nos assurés sociaux diabétiques. Lesquelles peuvent être évitées par la prévention, car la facture des complications nous oblige à

adopter cette nouvelle stratégie », a-t-il lancé tout en mettant en exergue la nouvelle dynamique de la Caisse.

Elle qui se veut une entreprise citoyenne et vit grâce aux cotisa- tions des assurés sociaux. « Désormais, on s’inscrit dans l’action de proximité et d’accompagnement pour satisfaire les besoins tout en améliorant les prestations », s’est-il adressé à l’assistance. Une nouvelle approche que le directeur de la CNAS veut intro- duire pour justement tenter de maintenir les équilibres de cette Caisse. Ce qui ne peut se faire que par la rationalisation des dépenses, sachant que le fléau des maladies non transmissibles, comme le diabète, ses complications et les maladies associées avancent à grands pas en Algérie.

Ce programme de prévention concerne, entre autres, le pied diabétique qui constitue l’une des plus importantes complica- tions du diabète. Il est donc nécessaire d’améliorer les presta- tions, notamment en besoin spécifique pour cette catégorie de patients. « En application de la convention établie entre la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs et l’ ONAAPH, le nombre de prises en charge délivrées au 31 mars 2016 est de 16 857 assurés sociaux pour un montant de 7 milliards de centimes », a souligné M. Haddam.

Une prise en charge qui a concerné également entre 900 et 950 amputations dont 80% sont dues au diabète, a précisé le direc- teur de l’Office national d’appareillages et d’accessoires pour per- sonnes handicapées, Djalal Fateh. «L’ ONAAPH peut intervenir en amont pour prévenir le pied diabétique à travers des chaus- sures orthopédiques, des semelles de correction, des prothèses et orthèses afin de réduire le seuil de la douleur. L’ ONAAPH possède un brevet pour développer des chaussures pour les dia- bétiques», a indiqué le directeur. C’est avec ces moyens que l’on peut offrir du confort aux diabétiques et leur éviter la complica- tion majeure, à savoir le pied diabétique.

Laquelle revient extrêmement coûteuse pour sa prise en charge en milieu hospitalier, en nombre d’arrêts de travail et autres dé- penses. «15% des diabétiques développeront la complication liée au pied diabétique », avertit le docteur Nora Soumeya Fadel du service de diabétologie au Chu de Bab El Oued. Revenant sur le risque de complication suite au jeûne des diabétiques, le Dr Fadel a insisté sur le bon équilibre glycémique.

« Les diabétiques doivent consulter leur médecin avant de com- mencer le jeûne. Il est impératif d’obtenir d’abord un bon équi- libre et cela doit se faire avec le médecin traitant », a-t-elle indi- qué. Quant à la prévention du pied diabétique, le Dr Fadel a mis en exergue l’importance de l’examen du pied lors de la consul- tation pour rechercher les signes évocateurs d’une neuropathie et un dépistage précoce. Elle recommande le port de chaussures orthopédiques qui réduit de 50% les amputations et conseille le recours à la consultation de podologie qui prendra en charge les petites lésions précocement. El Watan

En Algérie, un enfant sur dix est fumeur actif et passif

BOUMERDES – 31 mai 2016 – Un enfant sur dix (âgé de moins de 15), subit le tabagisme de manière passive et active en Algérie, a affirmé mardi à Boumerdes, le Pr. Chafi Abdelkader, membre de la commission nationale anti- tabac.

Selon le PR. Chafi, également spécialiste dans les maladies non transmissibles à l’hôpital d’Oran, ce nombre de fumeurs passifs et actifs, représente 9 % d’un échantillon d’enfants ayant fait l’objet d’une étude statistique, réalisée ces 10 dernières années, par le ministère de tutelle, a-t-il souligné, en marge de la célébra- tion de la Journée mondiale sans tabac.

Les enfants qui fument leurs premières cigarettes à un âge pré- coce (entre 12 et 15 ans) sont ceux-là même qui se transforme- ront, avec l’âge, en grands fumeurs difficiles à sevrer, a-t-il encore ajouté, qualifiant ces chiffres de «préoccupants».

Parallèlement, il a estimé que les enfants qui commencent à fumer plus tard pourront gérer plus facilement leur sevrage tabagique, pourvu qu’ils aient la volonté et la détermination nécessaires.

S’exprimant sur les causes à l’origine du tabagisme précoce, no- tamment actif, chez les enfants, le praticien a cité principalement des motifs liés à l’environnement socio -familial de l’enfant, la disponibilité du tabac et la facilité de son acquisition, la curiosité et le désir d’expérimentation et les mauvaises fréquentations.

Selon des études scientifiques réalisées dans le domaine, la pol- lution et le tabagisme actif et passif (65% des cas) sont les prin- cipales causes à l’origine des maladies cancéreuses, tant chez l’homme que chez la femme.

Le Pr. CHAFI a rappelé que le tabagisme (actif et passif) est à l’origine des cancers du poumon, appareil digestif, et des artères du cœur.

Des études récentes ont, aussi, démontré que le tabagisme est en cause dans la réduction, ces dernières années, de la fertilité chez les hommes, voire leur stérilité, tout en étant un facteur dans l’avancement de l’âge de la ménopause chez la femme. APS

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